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    Ports: Nouvelles mesures en matière de sécurité

    Par L'Economiste | Edition N°:52 Le 05/11/1992 | Partager

    Hier lieu de passage et simple abri archaïque, les ports sont devenus aujourd'hui, avec le développement des technologies et du commerce international, de véritables entreprises industrielles commerciales.

    "Ils sont également des partenaires du développement économique", a déclaré M. Hassad, Directeur de l'O.D.E.P. dans une conférence organisée à l'école Française des Affaires.

    De multiples activités sources d'emploi et de revenus sont venues se greffer autour des ports : sociétés de manutention, armateurs, agents maritimes, transitaires, etc...

    Ainsi le port de Casablanca à lui seul occupe 20.000 pers/j directement et indirectement. Quant aux revenus, à titre indicatif, M. Hassad a cité pour l'ensemble des ports du Maroc un chiffre d'affaires de l'ordre de 3 millions de Dirhams. Ce chiffre d'affaires est étroitement lié à leur bon fonctionnement. Cc dernier dépend du délai de livraison des marchandises, du coût de fret et de la régularité des prestations.

    L'année 1975 fut le point de départ d'une politique de décentralisation économique pour impulser le développement dans d'autres régions du pays, les ports constituant le pôle principal de cette politique : Nador, Tan-Tan, El Jadida, Agadir, en sont les meilleurs exemples. Depuis, l'agrandissement ou la construction des, ports s'accompagnent toujours d'une zone d'implantation industrielle, de propriété publique avec régime de location (à Jorf Lasfar, à El Jadida, elle s'étend dur 150 hectares).

    Conjointement au développement économique régional, l'accent est mis, également sur la dimension touristique des ports. D'où la naissance des ports de plaisance tels que Restinga Smir, Kabila déjà en fonction. D'autres sont en chantier : Mohammedia, Tanger, Agadir...

    Mais les ports peuvent être parfois source de difficulté. Ainsi l'absence de nomenclature sur les produits dangereux cause un important préjudice financier aux industries chimiques. Leurs importations sont soit bloquées, soit renvoyées à leur point d'origine, même lorsqu'il s'agit de produits inoffensifs.

    A ce propos, M. Hassad a annoncé la suppression des tarifs produits dangereux, “suppression sans contrepartie, a-t-il souligné, ce qui constitue un gros effort de la part de l'Etat”.

    En matière d'hygiène, la réglementation européenne sur l'environnement entrera en vigueur dés février 1993. Ce sont surtout les ports de pêche qui sont concernés. Une politique de vérification des eaux des bassins a déjà été mise en route. C'est ainsi que, pour Agadir, les analyses confiées à l'Institut Pasteur se sont révélées probantes. L'entretien quant à lui a été confié en sous-traitance à des sociétés spécialisées dans le domaine.

    Des solutions draconiennes ont été prises pour assurer la sécurité des marchandises, celles qui font l'objet d'un nombre élevé de vols plus particulièrement. Ainsi pour le tabac dont les pertes s'élevaient à 2 millions de Dirhams, dés qu'une cargaison arrive elle est immédiatement évacuée des quais vers les parcs à conteneurs.

    En ce qui concerne le thé, qui connaît un problème similaire (0,5% de la valeur du tonnage réceptionné), une zone protégée a été créée.

    Pour le bois, la sécurité a été confiée à l'association des importateurs de bois qui assure entre autres mesures une surveillance privée, un étiquetage par qualité de bois.

    Kenza LOUDIYI

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