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Politique énergétique, les premières questions

Par L'Economiste | Edition N°:2391 Le 31/10/2006 | Partager

. Le gaz deviendra central, mais comment et avec quelle sécurité ?. Une station éolienne à Laâyoune. CGEM : « il faut recadrer la stratégie »Presque tout le gouvernement était présent pour le lancement, hier à Skhirat, près de Rabat, des débats sur « enjeux, défis et orientations de la politique énergétique au Maroc». Le Premier ministre est venu lui-même ouvrir les travaux, preuve de l’importance que le gouvernement entend donner au sujet. Une centaine d’auditeurs étaient présents, parmi eux, les patrons des principales entreprises du secteur, plus la CGEM.Pour Driss Jettou, il y a cinq axes :- approvisionnement continu et régulier; - diversification; - généralisation de l’accès à des coûts compétitifs ; - maîtrise de la consommation, sécurité et contrôle; - préservation de l’environnement. Sur ce dernier point, le Premier ministre a d’ailleurs confirmé que le gouvernement serait très attentif à l’application des normes de pollution. Confirmation bien venue puisque depuis une dizaine d’années, l’annonce en est régulièrement faite mais rien n’est réalisé. De son côté, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Boutaleb, a annoncé la prochaine construction d’une centrale éolienne, d’une capacité de 10 mégawatts, à Laayoune dans le courant de 2007. Avec les programmes éoliens exploités dans le nord, l’énergie éolienne ne compte actuellement que pour 1% de la consommation de l’énergie au Maroc, ce taux sera porté à 12% à l’horizon 2012.Si les débats sont lancés, avec la matinée réservée aux exposés des experts étrangers et l’après-midi aux ateliers sur le Maroc, il reste difficile de parler de politique complète. Annonce centrale que celle du gaz naturel, qui est «la solution à la crise énergétique récurrente et alternative» mais avec le problème de la dépendance énergétique : plus il y aura de gaz, moins le Maroc sera indépendant, ce qu’il n’est d’ailleurs pas aujourd’hui, vis-à-vis du pétrole. Mais à la nuance près que la dépendance gazière se fera vis-à-vis de l’Algérie, le plus proche voisin, alors que pour le pétrole les sources d’approvisionnement sont plus libres. C’est pour cette raison que le Maroc n’a rien bâti, à ce jour autour du passage du premier gazoduc sur son territoire.Le patronat n’était pas absent. Pour sa part le nouveau président de la CGEM, Moulay Hafid Elalamy, parle de «recadrage de l’esprit même de gestion de la question énergétique». Il a clairement émis ses craintes, indiquant que les chefs d’entreprise ont de grosses frayeurs, par rapport à la question d’approvisionnement et du coût de l’énergie. Il appelle à la suppression des subventions et à plus de clarté sur les prix de l’énergie. Plus tranché encore, le président de la Fédération de l’Energie, Moulay Abdellah Alaoui, a exposé la vision des professionnels du secteur en huit points dont le principal, porte sur sa libéralisation pure et simple, qui mettrait donc la Samir au rang de fournisseur comme les autres, ce que les gouvernements n’ont jamais osé faire, pas même après la privatisation. Pour le ministre, cependant, «si le Maroc n’a jamais connu de problème d’approvision-nement,  c’est qu’il a toujours bien géré la question énergétique», en dépit des imprévus et des pics conjoncturels de consommation. Mais à quel prix?B.T., T.Q. et A.B.

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