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Economie

Financement des PME
Le grand défi de la transparence

Par L'Economiste | Edition N°:2391 Le 31/10/2006 | Partager

. Une campagne régionale de sensibilisation en novembre. Les centrales d’information pour tous«Travail énorme au titre de la transparence des PME». L’expression est revenue à maintes reprises, lors de l’entretien accordé par Abdelatif Jouahri, gouverneur de la banque centrale à L’Economiste. Dès son arrivée à la tête de BAM, le gouverneur était sollicité par les banques pour mettre en place des règles pour régir les grandes entreprises. Cependant, il s’est vite attaqué aux problèmes des PME. Les institutions financières internationales considéraient le Maroc comme un pays où les petites et moyennes entreprises connaissaient de grandes difficultés d’accès au crédit. Le problème est d’autant plus grave que la notation et le classement du Maroc en dépendent en partie. Un travail de réflexion est alors lancé à la fois en interne et avec le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM). Les conclusions de l’enquête menée par les banques ont permis de prendre un certain nombre de mesures visant la promotion de l’esprit entreprenarial et la transparence.Agro-industrie, construction, chimie et parachimie, construction, tourisme et plus récemment nouvelles technologies et services (offshoring…), le tissu économique, à l’instar d’autres pays (plus développés) est essentiellement constitué de petites et moyennes entreprises : 99,6% de PME qui emploient 55% de la main-d’œuvre totale.Outre le faible niveau de formation de la majorité des managers des PME, ces entreprises souffrent du problème chronique de sous-capitalisation. L’accès au crédit reste limité par des primes de risque élevées. Et il y a de quoi, les PME présentent aux banques des dossiers incomplets, des éléments d’information qui s’avèrent faux par la suite et des bilans datant de 3 mois. «L’époque des 3 bilans est largement dépassée», martèle le gouverneur de Bank Al-Maghrib. Tous nos partenaires économiques se mettent aux normes internationales et nos banques aux règles prudentielles en vigueur dans les pays développés. «Les PME marocaines ne peuvent pas rester en dehors de tout ce processus», estime Abdelatif Jouahri. Le changement prendra certes du temps, poursuit-il, car il suppose l’abandon de certains réflexes et méthodes de travail appliquées depuis des décennies. Les prémices du changement sont déjà là. Certains chantiers sont en place, d’autres en cours de finalisation. Pour la constitution d’un dossier de crédit, une circulaire de la banque centrale fixe d’ores et déjà clairement le minimum de renseignements requis. Un effort reste à déployer au niveau des délais d’instruction des dossiers et d’information du client. En cas de refus, les banques promettent de motiver leur verdict. Le cas échéant, elles acceptent des consultations avec les entreprises pour les aider à mieux formuler leurs demandes. . Des états financiers certifiésPour les chantiers en cours, Jouahri insiste sur 3 points essentiels en invitant les entreprises à la transparence. «Si vous agissez au titre de la transparence, au titre de l’actualisation des éléments d’informations, je me fais fort de mener une politique de façon à ce que la prime de risque soit rabaissée et les PME se retrouveront au niveau des taux qui leurs sont favorables», insiste Jouahri. D’abord, les PME doivent fournir des états financiers certifiés par un professionnel, qui engagent aussi feuille par feuille les managers. Ensuite, les banques doivent engager une opération de notation (rating) de l’ensemble des entreprises clientes. Avec Bâle II, l’évaluation subjective du client sur la base de la relation personnelle avec le banquier va disparaître progressivement au profit des modèles de notation. Enfin, la restructuration du système de financement touche aussi toutes les centrales d’information. Sur ce registre, le projet de mise sur pied d’une centrale d’informations commerciales, confié à la Société de financement international (SFI), filiale de la Banque mondiale, est toujours d’actualité. Concernant la centrale des bilans, le Service central des incidents de paiement (SCIP) devrait être modernisé afin de réduire les délais de réponse aux requêtes des banquiers, promet le gouverneur de la banque centrale.


Les nouvelles responsabilités de BAM

Outre la centrale des chèques, il est aussi question de mettre en place une centrale des incidents sur les effets de commerce. La réforme passe également par la centrale d’identification de la clientèle par le GPBM. La banque centrale va encore plus loin dans son raisonnement. Elle ouvre la consultation de ces centrales à l’ensemble des opérateurs économiques et pas uniquement aux banques, comme c’est le cas actuellement. Bank Al-Maghrib serait également en train de mettre en place un comité national sur le faux monnayage. Les nouveaux statuts de la banque lui confient plus de responsabilité concernant les systèmes de paiement.Saïd MABROUK

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