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Economie

Financement des PME
Réforme des garanties

Par L'Economiste | Edition N°:2391 Le 31/10/2006 | Partager

. BAM fusionnera la CCG, Dar Ad-Damane et la CMM. «Le rating sera salutaire pour les PME transparentes»TROP FRILEUSE. C’est la première impression qu’invoque la banque pour une PME. La garantie demeure un gros problème pour les petites entreprises. Celles-ci peinent à financer leurs projets d’investissement, même si l’accessibilité au crédit bancaire est plus aisée pour celles qui jouent la transparence. Afin d’apporter une réponse à ce problème devenu chronique, la banque centrale envisage de regrouper les trois grands organismes de garantie, en l’occurrence la Caisse centrale de garantie (CCG), Dar Ad-Damane et la CMM. Une entité nationale de garantie prendra le relais afin de «bâtir quelque chose de très solide», confie le gouverneur de la banque centrale. La vraie nouveauté réside dans sa dimension tripartite. Les outils de la promotion doivent allier partenaires publics, bancaires et opérateurs économiques et faire preuve de rigueur professionnelle et atteindre un délicat équilibre de soutenabilité économique et financière. De ce nouvel organisme, il est attendu plus de souplesse dans les procédures et de diligence dans le traitement des dossiers, deux griefs aux dispositifs actuels. Les banquiers reprochent aux organismes de garantie leur formalisme trop rigide: si la banque n’envoie pas la notification des impayés ou la mise en demeure dans des délais très précis, elle ne pourra pas faire jouer les mécanismes de garantie. Pire, elle doit entrer dans une spirale de procédures de contentieux. Les fonds de garantie ont pour objectif de favoriser l’accès au crédit des créateurs d’entreprises. Certains porteurs de projets, ayant difficilement accès au circuit bancaire traditionnel, faute de garantie personnelle suffisante, peuvent grâce à leur intervention accéder au financement bancaire.Dans ce débat sur le financement des PME, chefs d’entreprises et banquiers se rejettent la balle. Les premiers accusent les banques d’être trop prudentes et de ne pas vouloir prendre de risque. Ces dernières mettent en avant la fragilité des projets qui leur sont présentés. Les petites entreprises ne sont pas toutes structurées, et n’ont pas d’assises financières solides avec un déficit en fonds propres. Les garanties excessives exigées pour l’octroi des crédits découlent de la difficulté de gérer le risque et donc, d’évaluer d’une manière objective les projets et leurs porteurs. Avec les exigences de notation de Bâle II, l’évaluation subjective de la PME sur la base de la relation personnelle avec le banquier va disparaître progressivement au profit des modèles de notation. La meilleure garantie pour les fonds levés est le projet lui-même. Un projet bien ficelé qui permet à son promoteur et à l’établissement de crédit de gagner de l’argent n’a pas besoin de garantie pour être sécurisé.Saïd MABROUK

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