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Economie

Plan quinquennal: Le pari de la rationalisation des dépenses

Par L'Economiste | Edition N°:668 Le 27/12/1999 | Partager


· Le gouvernement compte maîtriser le recrutement des fonctionnaires
· La masse salariale représentera 9,3% du PIB en 2004 au lieu de 11,8% actuellement


Le gouvernement semble décidé à rationaliser les dépenses publiques. C'est du moins ce qui ressort des orientations du Plan quinquennal (1999-2000-2003-2004). L'enjeu est de taille. Selon les prévisions du Ministère de la Prévision Economique et du Plan, les recettes ordinaires de l'Etat (y compris celles des privatisations), passeront de 24,3% en 1998-99 à 18,8% en 2004 par rapport au PIB (produit intérieur brut). Ce dernier taux ne prend pas en considération la part des recettes compensatoires qui sont prévues ultérieurement, précise le Ministère. S'ajoute à cela la diminution des recettes fiscales attendue suite au démantèlement douanier relatif à la mise en application de la zone de libre-échange avec l'UE. La chute des recettes commence déjà à se faire sentir sur le Budget de l'Etat. Le Maroc perdra annuellement 1,2 milliard de DH à cause de la non-reconduction de l'accord de pêche avec l'Union.
En matière de finances publiques, cette nouvelle donne amène l'Etat à chercher un équilibre budgétaire basé sur une gestion rationnelle des dépenses et des recettes, indique le Ministère du Plan. Sur ce registre, l'épargne du trésor passera de 1,8% du PIB en 1998-99 à 3,9% à fin 2004.
Pour ce qui est de la maîtrise du déficit budgétaire, les pouvoirs publics comptent le ramener à 1% du PIB au lieu de 2,4% actuellement.
Au-delà de la consolidation de l'épargne, le gouvernement veut maîtriser la politique de recrutement pour réduire les dépenses publiques. Il compte également réformer le mode de rémunération des fonctionnaires à base de compétences et initier une politique efficace en matière de management de ressources humaines des administrations publiques. En termes de recrutement, l'objectif du gouvernement est d'atteindre le taux de 3,3% comme plafond pour la croissance annuelle de la masse salariale. Par rapport au PIB, le gouvernement ambitionne de ramener cette masse à 9,3% en 2003/2004 contre 11,8% actuellement. Concernant les dépenses de fonctionnement, l'augmentation se limitera à 4,8% en moyenne annuelle) à la fin du Plan. Pour sa part, la dette extérieure devrait connaître une baisse de 3,9% annuellement, note le Ministère.


Entreprises publiques: 150 milliards de DH à investir


Durant la période du Plan, les investissements des entreprises publiques doivent atteindre 150 milliards de DH dont 16% seront orientés vers des projets sociaux. Cette enveloppe budgétaire comprend également les transferts du Budget. Les entreprises publiques participeraient avec 17,9 milliards de DH en 2003 (contre 15,5 milliards en 1998) dans la formation brute du capital fixe (FBCF), soit une hausse annuelle de 2,9%. Il est prévu que les administrations publiques contribuent avec 11,4 milliards de DH dans la FBCF en 2003 contre 7,1 milliards en 1998.

Mohamed DOUIYAB

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