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    ONA: Moulay Hafid Elalamy quitte le Groupe

    Par L'Economiste | Edition N°:500 Le 05/05/1999 | Partager

    · Mourad Chérif reprend la présidence de la CAA et du Pôle Assurances
    · Lahlou, du cabinet Lahlou-Tazi, devient président-délégué d'Agma


    M. Mourad Chérif, PDG de l'ONA, reprend la Direction de la Branche Assurances du Groupe. Cette décision fait suite à la démission cette semaine de Moulay Hafid Elalamy, qui a quitté toutes ses fonctions au sein de l'ONA. M. Chérif prend en charge la présidence de la Compagnie Africaine et M. Mohamed Lahlou, du cabinet de courtage Lahlou-Tazi racheté il y a deux semaines par Agma, devient président-délégué d'Agma. M. Mohamed Elalamy, frère de Moulay Hafid, garde la Direction Générale d'Agma. Le jeu des chaises musicales s'arrête à ce niveau et c'est le dernier épisode des péripéties des assurances au sein du Groupe ONA.
    Pour comprendre ce qui s'est réellement passé, il faut reprendre le fil chronologique des événements depuis 1995. A cette époque, concomitante à l'arrivée de M. Gilles Denisty en tant que DG, M. Elalamy, secrétaire général, désire quitter le Groupe ONA et voler de ses propres ailes. Le Groupe visait alors la reprise d'une compagnie d'assurances de manière à passer le seuil de 20% du marché des primes et pensait se défaire de ses titres Agma dans le courtage. M. Elalamy rachète alors ce courtier, pour 56,8 millions de DH, en parts à trois entre lui-même (35%), le Groupe Benjelloun (30%) et l'ONA (qui garde le reste). En 1998, l'ONA et le groupe Benjelloun manifestent leur désir de sortir complètement du courtage, l'international Marsh&McLennan est approché, mais l'opération de cession échoue sur la question du prix. Puis Agma est placée en bourse où le prix explose. En décembre 1998, le groupe Benjelloun rachète Al Wataniya et l'Alliance Africaine, accédant ainsi à 23% du marché des primes d'assurances. L'ONA perd par la même occasion la possibilité d'arriver rapidement à ce même seuil et se sent cerné. Le Groupe rapatrie M. Elalamy pour lui confier la Branche Assurances en lui demandant de céder ses participations dans ce domaine (risque de conflits d'intérêt), mais dans le même mouvement l'ONA estime qu'elle doit aller vers le courtage, de manière à allumer des contre-feux face à l'opérateur dominant que va devenir le groupe Benjelloun. Agma est donc rapatriée dans le groupe qui paye la plus-value réalisée à la Bourse pour ce faire. C'est cette opération qui a fait couler beaucoup d'encre. Le CDVM quant à lui estime que "l'opération est régulière" et que si les actionnaires d'Agma ou de l'ONA ont des remarques à faire, ils doivent le faire en conseil d'administration ou en assemblée générale. M. Elalamy offre une première fois sa démission à l'ONA qui est refusée sous le motif que ce serait donner corps à des accusations qui n'ont pas de fondement réel.
    Mais le problème, qui est d'essence psychologique, demeure: l'aller et retour a permis aux actionnaires d'Agma de faire de substantiels bénéfices, réels dans le cas de M. Elalamy (94 millions de DH), virtuels dans le cas du groupe Benjelloun (81 millions de DH). C'est ce qui est reproché par une partie de l'opinion publique au Groupe ONA. Paradoxalement, il a fait là les frais de son souci de transparence.
    L'actionnaire de référence de l'ONA, Siger, fait alors droit à la demande du président, M. Filali, de quitter ses fonctions en les confiant à M. Mourad Chérif. Dès son arrivée, l'atmosphère de lynchage qui existait disparaît.
    Le départ de Moulay Hafid Elalamy, qui est selon l'expression populaire, "celui par qui le scandale était arrivé", était acquis. Il restait juste le timing.
    M. Elalamy devrait rester dans le domaine de l'assurance marocaine. Des conversations sont engagées depuis plusieurs semaines pour qu'il s'occupe, à un titre ou un autre, de La Marocaine Vie.

    Nadia SALAH

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