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OMC: Les cinq conditions de Fischler

Par L'Economiste | Edition N°:1655 Le 04/12/2003 | Partager

. Pour lui, «Cancun a été une occasion manquée qui n'a laissé que des perdants»Après avoir participé à la conférence de la FAO à Rome et à un certain nombre de réunions bilatérales et multilatérales, Fischler, membre de la Commission chargé de l'agriculture, a fait preuve d'un optimisme prudent à propos des négociations de l'OMC concernant les échanges agricoles. «La phase de réflexion de la Commission européenne, après Cancun, est parvenue à son terme. Nous avons présenté une stratégie d'ensemble sur la manière de relancer les négociations lorsque l'OMC se réunira à Genève le 15 décembre. Ici à Rome, j'ai l'impression que tout le monde semble disposé à revenir à la table des négociations. Il semble aussi qu'on prenne conscience d'une certaine manière que Cancun a été une occasion manquée qui n'a laissé que des perdants, en particulier les pays en développement. L'Union européenne est tout à fait disposée à prendre une part plus importante du fardeau pour ouvrir davantage les marchés agricoles. Cependant, si l'on ne tient pas compte comme il convient des éléments complexes constituant l'aide à l'agriculture, si l'on ne s'attaque pas au protectionnisme et aux entraves aux échanges, non seulement dans les pays industrialisés mais aussi parmi les pays en développement, si l'on n'accorde pas aux pays les plus pauvres des conditions particulières, nous ne pourrons aboutir à une opération équitable dans le cadre de l'OMC», a-t-il déclaré.Le commissaire Fischler a fait remarquer que, pour que les négociations de l'OMC sur l'agriculture soient un succès, les cinq conditions suivantes doivent être réunies. D'abord, il faut aider de manière plus équitable les pays en développement. «Tous les pays développés doivent accorder aux exportations en provenance des 49 pays les plus pauvres du monde un accès en exemption totale de droits et de quotas; ils doivent prévoir un accès en exemption de droits pour au moins 50% des importations en provenance des autres pays en développement, à l'économie plus vigoureuse». Il faut aussi faire des concessions mutuelles car, «lors des négociations de l'OMC, une stratégie du «tout ou rien» ne marche pas. Ensuite, les réformes doivent être reconnues et non pénalisées. Enfin, les riches ne peuvent pas agir seuls, en Europe, pour les produits agricoles, le droit de douane moyen n'est que de 10%, au Brésil, il est de 30% et pour l'ensemble des pays en développement, il s'élève à 60%. En conséquence, ce ne sont pas seulement les pays riches mais aussi les pays en développement qui doivent réduire leurs entraves aux échanges». Synthèse L'Economiste

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