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Economie

Nouvelle fédération pour le pôle voyageurs

Par L'Economiste | Edition N°:672 Le 31/12/1999 | Partager

· La structure se veut une instance de dialogue avec les pouvoirs publics et d'accompagnement de la mise à niveau de la branche

· Il est envisagé le regroupement de pôles voyageurs et marchandises dans une confédération

· Des discussions sont engagées en vue d'une adhésion à la CGEM


Ce sont deux poids lourds qui ont décidé de lancer toutes leurs forces dans la bataille pour rédynamiser la structure de représentation des opérateurs du transport des voyageurs. L'emblématique patron d'Auto Nejma, Hadj Mohamed Hakam, qui est aussi l'une des plus grandes figures du transport routier au Maroc, et M. M'Fadel Lahlou, PDG de la CTM viennent d'être portés à la présidence de la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers des Voyageurs (FNTRV) constituée la semaine dernière. Le patron de la CTM a, lui, la qualité de président-délégué.
Hadj Hakam, qui dit avoir le soutien de la plupart des syndicats régionaux, se fixe l'ambition de restructurer cette activité «en poussant ses opérateurs à adopter les outils modernes de gestion». Vaste programme pour un secteur réfractaire à toute idée de modernisation. Le nouveau président de la FNTRV est conscient de difficultés qui l'attendent, «mais», fait-il remarquer, «avec la volonté, tout est possible». Il lui faudra plus de volonté pour faire passer son message auprès d'un secteur où la plupart des dirigeants sont analphabètes. Tout espoir est permis cependant avec l'intention des autorités de professionnaliser enfin une activité si vitale pour le pays. Le nouveau président applaudit à l'idée d'une réforme que projette le gouvernement (voir ci-dessous). «Il faut trouver un équilibre entre l'impératif de modernisation et le problème social que posera la suppression des agréments». Beaucoup d'opérateurs avaient acquis à prix d'or ces agréments, qui passaient pour des «actifs incorporels» il y a encore quelques années.

Jadis considérée comme une terre promise, le transport de voyageurs traverse aujourd'hui une sévère crise. Le secteur est en surcapacité chronique et pour survivre, les opérateurs rognent sur les charges d'entretien avec tout ce que cela implique pour la sécurité des passagers. A en croire Hadj Hakam (qui s'étonne que l'on ait déversé autant d'agréments sur le marché en face d'une demande inexistante), sur certains axes, le taux de remplissage des cars est régulièrement en dessous de 10% et descend parfois à 2,5%. A supposer que le Maroc décroche l'organisation de la Coupe du Monde 2006, on imagine déjà des difficultés que la mobilité des supporters pourrait entraîner en l'absence d'un secteur de transport de voyageurs moderne.Par ailleurs, afin de peser dans les orientations des pouvoirs publics, les deux branches du transport routier, voyageurs et marchandises ont décidé d'unir leurs forces. Les deux Fédérations sont d'ailleurs logées dans le même siège à Casablanca, en attendant un regroupement statutaire dans une confédération. L'étape suivante est de créer une Fédération pour représenter le transport dans les instances du patronat. Les discussions sont d'ailleurs engagées dans ce sens avec la CGEM.

Rachid JANKARI



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