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Economie

Les tendances des marchés mondiaux

Par L'Economiste | Edition N°:672 Le 31/12/1999 | Partager

· Les marchés mondiaux ont été particulièrement déprimés au cours de cette année. Pas d'améliorations exceptionnelles attendues

· Coton, café, viande, cacao, sucre... les événements de 1999 et les prévisions pour 2000


Pas de fameux scores pour la plupart des productions agricoles. Pour une grande majorité, c'est la dégringolade des cours et les spécialistes n'espèrent pas de miracle pour l'année prochaine, à moins que....
· Céréales: Selon les dernières estimations, la production mondiale devrait atteindre 1,870 milliard de tonnes (riz usiné compris) en 1999, soit à peine 1% de moins que la récolte de 1998. Depuis deux ans, les marchés mondiaux des céréales ont dû faire face au marasme qui a touché presque tous les grands produits. Les cours mondiaux de la plupart des céréales sont restés orientés à la baisse en raison de l'abondance relative des disponibilités et de la faible activité économique dans de nombreuses régions du monde. Pour la plupart des céréales, la campagne 1999 se caractérise également par un excédent de l'offre qui compromet les perspectives de redressement sensible des prix, au moins à court terme, estiment les experts.
· Oléagineux: Les cours ont poursuivi leur glissade en 1999, ployant sous une offre trop importante et en dépit d'une légère reprise de la demande, favorisée par la faiblesse des cours. La production mondiale de soja pour 1999/2000 s'annonce plus importante que la précédente. Les analystes s'attendent à une légère remontée des prix du soja à court terme.

· Sucre: La campagne 1998/99 (octobre/septembre) s'est ouverte avec des prix inférieurs de 35% à ceux de l'année dernière. Les cours ont légèrement remonté en novembre 1998 et se sont stabilisés jusqu'au milieu de janvier 1999. C'est ce qui ressort d'un des derniers rapports de la FAO. A l'origine de cette faiblesse des cours durant cette période, la mauvaise conjoncture économique qui a freiné la demande d'importations, notamment dans certains pays gros importateurs (comme la Fédération de Russie, la République de Corée et l'Indonésie). S'y ajoutent la poursuite de la progression et l'augmentation des stocks.
Les cours mondiaux ont encore reculé en 1999, le marché étant une nouvelle fois marqué par la surproduction et ce, pour la cinquième année consécutive. «La situation, déjà pire pour le marché du sucre depuis le milieu des années 1980, pourrait être un phénomène temporaire qui sera corrigé lorsque la croissance de la demande de sucre reprendra en Asie dans deux ou trois ans, mais cela pourrait aussi annoncer des changements structurels du côté de l'offre», estime l'Organisation Internationale du Sucre (ISO) dans un rapport cité par l'AFP.
· Coton: La production mondiale durant la période de commercialisation s'achevant le 31 juillet 1999 est estimée à près de 18,4 millions de tonnes, soit 8% de moins que la campagne précédente. Cependant, la consommation a été affaiblie par l'activité économique de nombreux pays, de sorte que les stocks restent considérables et que les prix sont orientés à la baisse. C'est ce qui ressort d'un des derniers rapports de la FAO. En outre, le fait que la Chine soit devenue, non plus importateur, mais exportateur a alourdi le marché. «Bon nombre de pays qui importent du coton pour le traiter et le réexporter, notamment le Brésil et certains pays d'Asie, augmenteront probablement leurs achats pendant la prochaine campagne», estiment les spécialistes. Toutefois, poursuivent-ils, si les rendements redeviennent plus normaux, la production augmentera de plus d'un million de tonnes lors de la campagne 1999/2000, «ce qui entraînerait une nouvelle accumulation de stocks et ne permettrait guère d'espérer un redressement sensible des prix».

· Café: Les cours ont cette année atteint leur plus bas niveau depuis plus de cinq ans. Malgré des craintes de dommages causés par la sécheresse qui a sévi sur les régions de production durant plusieurs mois, rapporte l'AFP, la récolte 2000/2001 du Brésil, le premier producteur mondial, devrait être pléthorique. L'offre de la plupart des principaux pays producteurs ne faisant que s'accroître pendant que la demande mondiale n'augmente que très faiblement, l'ampleur des stocks accumulés devrait atteindre d'ici 2001 des niveaux jamais enregistrés depuis les années 1960, soulignent les experts. Cette morosité devrait se poursuivre et les cours connaître encore des jours difficiles les deux prochaines années.
· Thé: Les cours du thé noir se sont encore affermis durant les deux premiers mois de 1998, atteignant le niveau le plus élevé enregistré depuis 1985, soulignent les experts de la FAO. Au premier trimestre 1999, la réduction des importations de la Russie a encore fait fléchir les cours en Inde et au Sri Lanka, tandis que ceux de Mombasa (Kenya) bénéficiaient d'une remontée modeste. L'année 1999 est caractérisée par une forte baisse de la production mondiale. Les spécialistes, cités par l'AFP, ne s'attendent pas à une remontée des cours en l'an 2000 et estiment que le thé «semble destiné à une longue période de déclin».
· Viande/bétail: Malgré les crises financières régionales et grâce aux faibles prix des céréales et à la demande croissante de produits carnés, la production animale mondiale a progressé à un taux relativement fort de 2,4% en 1998, dépassant 218 millions de tonnes.
La progression devrait ralentir en 1999 et la production totale de viande devrait s'accroître de 2% et atteindre 222,9 millions de tonnes.

C'est ce qui ressort du dernier rapport de la FAO. Dans les pays en développement, où le marché de la viande connaît l'expansion la plus rapide, la production pourrait augmenter de près de 3% en 1999 pour s'établir à 118,8 millions de tonnes. «L'accroissement devrait se réaliser en grande partie en Asie, mais une forte croissance est également prévue en Amérique latine par suite de la dévaluation de la monnaie brésilienne; une certaine reprise est aussi probable en Afrique», est-il indiqué.
· Bananes: Pour la première fois depuis dix ans, les exportations mondiales ont diminué en 1998 car la production de l'Amérique latine a été compromise par les conditions météorologiques particulièrement mauvaises et les problèmes de main-d'oeuvre. Conséquence, les recettes d'exportation ont baissé de 6%, s'établissant à près de 4,9 milliards de Dollars. Durant le premier semestre 1999, les prix d'importation sont restés relativement fermes sur la plupart des grands marchés.
Au deuxième trimestre et pendant une partie du troisième trimestre, les prix se sont cependant orientés à la baisse, indiquent les experts de la FAO. A l'origine, l'offre très abondante des grands exportateurs dont la production s'était redressée après les difficultés liées aux conditions météorologiques, l'affaiblissement de la demande en Russie et dans la CEI ou encore les perturbations des marchés liées au conflit armé dans les Balkans.

Meriem OUDGHIRI

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