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    Montage d'une banque de données pour d'assurance auto

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    La Fédération des Assurances a confié à la société Exigences Informatiques la tâche de collecter et rapprocher les données sur le marché de l'assurance automobile. Ce sera la première fois que ces données seront rassemblées et rapprochées. L'objectif est de disposer de critères fiables d'approche pour éventuellement réviser la politique en matière de tarifs.

    C'est la société Exigences Informatiques qui a eu la charge de mener à bien les travaux de regroupement de l'ensemble des informations. L'intérêt du travail est évidemment de constituer une base de données fiables pour la gestion de la branche automobile, mais sa difficulté tient à ce que les supports, programmes, niveau de détail sont différents d'une compagnie à l'autre.
    Pour la majorité, les compagnies ont de gros systèmes de type IBM AS 400 ou système 36. Les autres ont des Bull (DPS 7000, 4000 et DPS 4), Unisys et RS 6000. La Fédération des Sociétés d'Assurances et de Réassurance se trouvait ainsi devant des supports hétérogènes et partant dans l'incapacité d'observer le marché et de disposer d'argument de travail avec la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale. L'enjeu n'est pas mince puisque chacun reconnaît que les tarifs auto, toujours sous le régime de l'encadrement des prix, sont sous-évalués, mais personne ne sait précisément quelle sous-catégorie est au juste prix et quelle autre doit être révisée. L'objectif final des compagnies d'assurances est de disposer de données à partir desquelles il sera possible de négocier avec son ministère de tutelle un désencadrement progressif des tarifs.
    La tâche de Exigences Informatiques a donc été de mettre au point un programme informatique "fiable et de haute qualité", précise M. Mouhyi, dirigeant d'Exigences, "capable de permettre le transfert des données".
    Pour le transfert des données, il fallait faire face à deux difficultés: le type de support et la codification.
    Les informations sont enregistrées sur des bandes, des lecteurs de cartouches magnétiques, des disques PAC..., en somme les supports les plus divers. Il a fallu donc lire ces informations pour traduire tous les signes inconnus et les mettre sous un format standard. Une autre difficulté a dû être traitée: toute l'information transférée n'était pas codifiées, car les compagnies ont chacune leur façon de réaliser le découpage géographique, ou de classer les secteurs d'activité où elles opèrent, etc...
    C'est chose faite, des tables ont été construites qui permettent de questionner le programme au moyen de centaines, voire de milliers de critères.
    Après donc seulement trois mois de travail, depuis la fin Juillet, l'ensemble des programmes a été réalisé.
    Les informations concernant plus d'un million de véhicules assurés ont été enregistrées sur l'année 1991. Ce sont ces informations qui servent de modèle pour l'établissement d'un travail exact et qui est "plus qu'un échantillon, puisque c'est l'exhaustivité de l'information qui est récoltée", déclare M. Mouhyi.
    L'utilité de cette banque de données sera de déterminer les profils des assurés, des véhicules, ainsi que leur niveau de sinistralité, en fonction d'un nombre de critères très divers.
    Les assureurs donnent volontiers l'exemple d'un travail identique conduit en France. Ils citent, par exemple, "le stéréotype de l'assuré idéal" pour n'importe quelle société d'assurances, c'est-à-dire "le père de famille de 40 ans, qui n'utilisait sa voiture que le week-end et qui était donc supposé n'avoir aucun accident pendant l'année".
    Aujourd'hui, c'est une intention identique qui anime les sociétés d'assurances marocaines qui ont toutes accepté de fournir leurs archives et de synthétiser les informations relatives aux polices d'assurances automobiles. Les compagnies veulent dégager des tendances relatives aux profils des assurés et des tendances relatives aux risques de sinistres. Apparemment, ceux qui roulent le plus, ou ceux qui ont un permis récent, ont statistiquement plus de risques d'avoir des accidents. En établissant la tarification en fonction des risques, les compagnies espèrent promouvoir des "tarifs plus justes".

    H. H.

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