×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Douanes : Une salle banalisée pour l'industrie textile

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    La Douane met à la disposition de l'Association Marocaine des Industries Textiles (AMIT) une salle banalisée. Cette salle est opérationnelle depuis le 17 Novembre pour les opérations de transit des professionnels du secteur textile. Une première salle banalisée avait été mise en place au profit de l'Association des Transitaires Agréés en Douane dès la mise en application officielle du système informatisé des déclarations en Douane, le 2 Novembre 1992.
    Ces solutions font suite aux difficultés qui subsistent au niveau de l'accès au système SADOC.
    L'ouverture d'une salle banalisée avait été largement discutée lors de la réunion du 12 Novembre au siège de la CGEM, entre l'AMIT et la Douane. L'ONPT, invité à participer au débat, n'était pas présent. Cette réunion a été l'occasion pour les opérateurs économiques d'exposer les difficultés auxquelles ils étaient confrontés. Parmi ces difficultés, les problèmes de connexion.
    Pour parer à ces problèmes de connexion, deux possibilités de déclaration "off line" sont possibles, à côté des déclarations en temps réel.
    La première consiste à remettre à la Douane une disquette qui n'intervient que lorsque le transfert a lieu. Il ne reste que la signature. Cette solution est au stade des tests finaux. Aucune autre précision n'a été avancée quant à l'échéance de sa mise en application.
    La seconde solution consiste à réduire le temps d'occupation des lignes, en préparant, off line, toutes les informations et à ne se connecter que lorsque le document est prêt. C'est ce que fait déjà la plupart des entreprises
    Pendant la dernière semaine d'Octobre et donc à la veille de l'entrée en vigueur du système informatisé, 10% seulement des déclarations s'effectuaient par le biais du système informatisé. En effet, du 26 au 31 Octobre, la Douane a constaté que sur 1.009 déclarations enregistrées, seules 124 étaient passées par l'informatique. Or, une période de dix mois avait permis aux utilisateurs de s'initier au nouveau système, rappelle la Douane. Les liaisons devaient avoir lieu dès Janvier 1992. Il y a eu trois reports de la mise en fonction du système, à la demande d'associations professionnelles. La Douane avait entamé sa campagne de sensibilisation à l'attention des utilisateurs dès 1991. Elle a également organisé des cycles de formation à l'utilisation de la DUM et au système informatisé. Quelque 1.200 personnes en ont bénéficié.
    Si à ce jour, toutes les parties concernées affichent leur satisfecit quant à la cadence atteinte au niveau du traitement des déclarations, les opérateurs économiques connaissent des problèmes divers. Certaines difficultés ont été mentionnées par les opérateurs économiques de l'industrie textile lors de la réunion du 12 Novembre à la CGEM. A commencer par la connexion. Celle-ci est possible entre 8 et 22 heures. Cependant, le personnel formé à cette fin (souvent des femmes) quitte son travail à partir de 18-19 heures. A cela, s'ajoutent les problèmes quotidiens des lignes téléphoniques en panne, les coupures électriques dans certains secteurs, la mauvaise édition des déclarations sur les imprimantes, la sécurité et la confidencialité des documents...

    Résorption des difficultés

    Deux semaines après la mise en route officielle du système informatisé pour les déclarations en Douane, (entré en vigueur le 2 Novembre 1992) le bilan est "globalement positif", selon les parties intéressées: O.N.P.T, Douane et les deux bureaux de l'Association des transitaires.
    Le 17 Novembre, le niveau des déclarations traitées quotidiennement avait atteint les chiffres de 755 pour l'export et 519 à l'import, dépassant ainsi la moyenne de l'ancien système (600/j). Néanmoins, quelques problèmes subsistent.
    Le déclarant, une fois ses informations saisies et sa déclaration validée par une signature codée, se relie à la Douane. A ce niveau, il est contraint à une longue attente. "La durée d'attente pour la délivrance de la D.U.M (déclaration unique de marchandises) atteint souvent deux heures, parfois même, plus", selon un transitaire. Et ce, aussi bien sur le Maghripac que le réseau commuté. Ce dernier connaît encore de temps à autre des coupures. "Elles sont dues, explique l'O.N.P.T, à une surcharge des lignes". Cette surcharge survient lorsque les 30 lignes du réseau sont sollicitées, et que dans le même temps une trente et unième sollicitation a lieu. Cette dernière court le risque de se voir coupée.
    Il arrive aussi que des interconnexions se produisent sur ce réseau. Un déclarant cherchant à se relier à la Douane peut voir afficher sur son écran les données d'une autre société que la sienne. "Ce phénomène est de même nature que celui du Télex et du Fax", selon un responsable de la Douane. Il ne concerne, selon l'ONPT, que le réseau commuté.
    Par ailleurs, les deux Bureaux de l'Association des Transitaires Agréés en Douane au Maroc indiquent que la salle banalisée fonctionne normalement. Cette salle a été "attribuée par l'Administration des Douanes, à l'Association des Transitaires Agréés en Douanes, sis 74 Rue Mohamed Smiha, Casablanca", ajoute le Président Baazaoui. Pour sa part, le Président de l'autre bureau, M. Seqat, confirme qu'il n'y a plus de problème d'accès pour les membres de l'Association qui se réclament du Bureau dont il est le Président. Les deux Bureaux confirment la bonne volonté des services publics pour résoudre les problèmes techniques posés, et se disent tous deux favorables à l'informatisation.
    Les transitaires de la place se plaignent cependant de devoir travailler de nuit pour pouvoir envoyer leurs déclarations.

    N. H.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc