×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Cuir : Les possibilités de délocalisation de l'industrie espagnole confirmées

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    Une rencontre d'hommes d'affaires hispano-marocains, pour le secteur du cuir, s'est déroulée à Casablanca les 13 et 14 Novembre derniers. Cette mission a été organisée par la Banque Populaire Espagnole et la Banque Centrale Populaire Marocaine. Les branches représentées sont la chaussure, la maroquinerie, la tannerie, les machines, les produits chimiques et le cuir tressé.
    Pour cette première rencontre, les avis semblent partagés. La Fédération Marocaine des Industries du Cuir (FEDIC) juge la mission étrangère insuffisante, de par son nombre et la taille des entreprises représentées. Contrairement aux hommes d'affaires espagnols qui jugent les contacts à 75% fructueux, les professionnels marocains restent en expectative. "Pour l'instant, il s'agit de prémisses au partenariat", souligne un membre de la BCP.

    De leur côté, les hommes d'affaires espagnols ont par contre apprécié leur voyage et leurs visites d'entreprises.
    "De plus, précise M. José Antonio Fuentes Carrillo, Directeur du Département du Commerce Extérieur à la BP espagnole, ces missions commerciales organisées au niveau des marchés étrangers regroupent toujours un nombre restreint d'hommes d'affaires".
    Les entretiens ont porté sur les possibilités d'approvisionnement et de collaboration avec un pays proche de l'Espagne. Ont également été discutées les possibilités de vente de matériel d'occasion espagnol et d'éventuelles implantations.
    Par ailleurs, l'étape de la restructuration, au niveau de l'Europe du Sud, pour adapter la production à la demande, a entraîné d'inévitables suppressions d'emplois. Selon les membres organisateurs de cette mission, la solution pourrait se trouver, en partie, dans la sous-traitance, pour notamment la chaussure, et la délocalisation.
    De leur côté, les professionnels marocains doivent consolider et revoir leur position au niveau de l'approvisionnement du cuir, restructurer les unités et diversifier leur production. En effet, concernant ce dernier point, la chaussure enfant et femme est quasiment absente de la production marocaine, alors qu'en Europe la femme consomme, en moyenne, cinq paires par an contre une seule pour l'homme.

    Par ailleurs, la BCP s'est tournée vers le commerce extérieur depuis 1988 en créant quatre bureaux de représentation à Montréal, Bruxelles, Abidjan et Madrid.
    Ces bureaux sont chargés de prospecter de nouveaux marchés, de rechercher les opportunités d'équipement et d'approvisionnement en matières premières pour les entreprises marocaines.
    Leur mission est également d'encourager les entreprises étrangères à investir au Maroc et de centraliser et de diffuser les propositions d'affaires.
    Par exemple, le bureau espagnole centralise l'ensemble des offres émanant des clients de la BCP et les transmet auprès de 30.000 entreprises espagnoles. Ce réseau d'entreprises a été constitué après trois années de présence en Espagne. Ce bureau collabore régulièrement avec les chambres de commerce, le patronat et le réseau de la BP espagnole. Près d'une trentaine de missions commerciales ont été réalisées au Maroc.
    La BCP dispose également des filiales implantées au Maroc, spécialisées dans le négoce. Il s'agit de Martco pour le Maghreb, Intercontinental Trading (ICT) pour le marché nord-américain. Euroma, spécialisée sur le marché français est en cours de création.

    L.T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc