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    Economie

    Les tendances du marché de l'immobilier cet été : L'économique seul créneau porteur

    Par L'Economiste | Edition N°:145 Le 15/09/1994 | Partager

    Les transactions immobilières s'effectuent principalement pendant l'été aussi bien pour les résidents que pour les RME. Les promoteurs opérant sur le marché ont compris que le nouveau créneau est celui de l'économique et multiplient leurs offres. L'inadéquation offre-demande persiste.

    Plusieurs agences immobilières et sociétés de lotissements ont multiplié leurs annonces publicitaires au cours de l'été. Sont visés les RME (résidents marocains à l'étranger) mais aussi les nationaux. D'après les agences immobilières, la phase d'achat des nationaux se situe, elle-même, pendant la saison d'été sans donner pour autant une explication sur ce choix de la période.

    Chiffres de vente: Un secret

    Les promoteurs ne se déclarent pas insatisfaits de leurs affaires pendant cette saison estivale sans jamais dévoiler leurs chiffres de ventes. Concernant la catégorie de personnes qui achètent des lotissements, les réponses des agences sont mitigées. Pour certains qui commercialisent des lotissements de 120 à 160m2, la clientèle est composée de RME à près de 80 %. Ces derniers sont à la recherche d'indépendance lorsqu'ils sont de retour pour leurs vacances d'été. Pour le même type de lotissement, il est estimé que les nationaux achètent pour leurs propres besoins. Ce sont généralement des couples qui disposent d'un salaire moyen et dont les achats sont soutenus par un crédit CIH. Selon les promoteurs, la spéculation sur les terrains perd de plus en plus de son importance du fait de la multiplication de l'offre. Il est même estimé par certains cabinets conseils que la plus-value dans le domaine de l'immobilier est devenue nulle alors qu'elle variait entre 15 et 17 % par an dix années auparavant.

    Pour d'autres agences immobilières qui commercialisent des lots de terrains de 300 à 400m2 (rez-de-chaussée à usage commercial plus 3 étages), la clientèle se divise grossièrement en 40 % de RME et 60 % de résidents. Ces derniers seraient des "promoteurs occasionnels" disposant de moyens d'acheter cash.

    En revanche, les lots pour les villas ou les immeubles haut standing ont été plus difficilement commercialisés par rapport à l'offre économique. Il y a eu un engouement pour le haut standing. Néanmoins, des lots de 250 à 500m2 pour villas ont bien marché à Mohammédia. Ils ont été achetés par les nationaux pour leurs résidences secondaires.

    De manière générale, de plus en plus, les agences immobilières s'intéressent à l'offre économique. "C'est ce qui constitue la masse". Ce sont des couples dont le salaire moyen est compris entre 3.000 et 6.000 DH qui aspirent à posséder leur logement vu la flambée des prix des loyers et la demande de garanties anachroniques.

    Cette nouvelle clientèle est composée des nouveaux cadres et agents de maîtrise ou enseignants qui s'installent dans les grandes villes, des entreprises qui cherchent à loger leurs employés ou les COS, ou bine encore les RME. Lorsque, par exemple, le Cabinet Immobilier Shaoui Salah reçoit, par mois, 1.000 demandes pour l'économique, il enregistre uniquement 50 pour le haut standing. L'offre tend de plus en plus à satisfaire cette catégorie de clientèle même s'il est encore jugé que les deux composantes du marché ne sont pas encore tout à fait en parfaite adéquation.

    Les statistiques du CIH, pour l'année 1993, conforte l'idée que le nouveau créneau du marché de l'immobilier est bien l'économique. Sur 5.135 logements financés par les prêts d'accession à la propriété, les salariés sont intervenus pour 37,6%, les fonctionnaires pour 34,6 % et les professions libérales uniquement pour 13,5 % . La superficie unitaire de 50,7 % des logements ne dépassait pas les 100m2, celle de 28,9% était comprise entre 100 et 150m2 et uniquement 9,3% varient entre 150 et 200m2. Toutefois, même au niveau de l'économique, les prix ont connu une flambée malgré qu'un nivellement des marges est constaté.

    Si le prix de revient variait entre 1.700 et 2.700DH le m2 il y a quelques années, il est porté actuellement entre 3.800 et 5.000DH le m2. L'augmentation des coûts des facteurs est tenue comme responsable: matériaux de construction, frais de branchement de l'eau et de l'électricité et diminution de la quote-part des terrains destinés à la construction.

    Les plus fortes augmentations de prix ont touché les tuyaux en fonte (36% entre 1990 et 1993), le sanitaire (26,5%), les briques (15%) ainsi que les salaires et charges (17%).

    En revanche, les aciers ronds pour béton et le fer pour charpente ont enregistré des baisses pour la même période.

    Laïla TRIKI

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