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    Politique

    Les jeunes réclament plus d’audace aux partis politiques

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    Leurs propositions, timides par rapport au discours royal
    Ils sont dépassés par les événements

    «Le discours du Souverain a surpris et a donné du vertige à la majorité de la classe politique». L’affirmation est de Adnane Benchekroun, membre du Conseil national du Parti de l’Istiqlal lors de la rencontre organisée par HEM. Les directions des partis politiques ont convoqué donc dans la précipitation leurs instances de délibération pour se pencher sur les propositions concernant le chantier de la révision constitutionnelle.
    Pour Benchekroun, la mission n’est pas aisée, car lorsqu’on aborde la Constitution, le diable est dans le détail. Donc, il faut se donner le temps nécessaire pour accomplir ce projet qui est fondamental pour l’avenir du pays. Après, l’opinion publique aura donc une précieuse occasion d’analyser et de comparer les propositions des uns et des autres, à commencer par celles des partis politiques. Cela va lui permettre également de les situer, c’est-à-dire de déceler les vrais progressistes et ceux de droite.
    «Un discours absolument non convaincant», a estimé, pour sa part, le jeune Najib Chaouki, représentant du «mouvement du 20 février». Pour lui, «la majorité des partis politiques sont affaiblis et par conséquent dépassés par les événements» que connaît le Maroc après les mouvements sociaux déclenchés dans la région arabe. Pour Chaouki, qui rappelle que la majorité des partis a pris une position hostile au «mouvement du 20 février», le discours du Roi est «une réponse à la rue». Chaouki reconnaît aussi que, depuis 1996, la réforme de la Constitution figurait dans l’agenda de certains partis politiques. «Mais avec le gouvernement de l’alternance, le dossier est presque tombé dans les oubliettes et n’est sorti qu’occasionnellement à la veille des élections pour faire pression sur les décideurs», précise pour sa part Abou Alkacem du Parti authenticité et modernité (PAM).
    Sur le plan de la réforme de la Constitution, le représentant du mouvement des jeunes a qualifié de timides les suggestions des partis politiques qui n’arrivent même pas au niveau des propositions du Souverain. Les partis politiques n’ont pas mûri suffisamment pour être en mesure de tirer profit de l’occasion, estime Chaouki. Pour lui, ces organisations affichent toujours les mêmes visions et ambitions antérieures au 20 février: siéger au gouvernement et décrocher des postes de responsabilité. Donc, pour Chaouki, la mobilisation des jeunes va se poursuivre car on ne peut pas compter sur ces partis pour aboutir à des réformes réelles.
    Un avis non partagé par Khalil Hariri, député de l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Pour lui, certes, on enregistre des problèmes au niveau du fonctionnement des partis politiques, mais cela ne justifie pas la remise en cause de leur rôle primordial dans l’encadrement politique des citoyens. Pour étayer ses propos, le député socialiste a évoqué l’exemple de la révolution égyptienne où les partis politiques ont joué un rôle important dans l’orientation des populations lors du référendum sur la révision de la Constitution.


    Unanimité


    Presque toutes les interventions ont été unanimes sur un certains nombre de recommandations pour la révision de la Constitution. Elles appellent notamment à une réelle séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Le renforcement effectif des prérogatives du Premier ministre et du Parlement a également fait l’objet d’une franche unanimité.


    Noureddine EL AISSI

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