×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    Réforme constitutionnelle
    Le PJD réussit à dépasser ses crises internes

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    Ramid et deux autres responsables du parti retirent leur démission
    Des amendements au mémorandum sur la révision de la Constitution

    Pour Saad Eddine Othmani, président du Conseil national du PJD, le grand enjeu ne se limite pas uniquement à l’adoption d’une bonne constitution

    Les travaux du Conseil national (CN) extraordinaire du PJD, tenu le weekend dernier, ont été une occasion pour serrer les rangs entre les membres de la formation islamiste. L’effet du «Mouvement 20 février» a été très dur pour ce parti secoué par une crise interne sans précédent. Rappelons qu’ Abdelilah Benkirane, secrétaire général du parti, a été sévèrement critiqué par certains membres de la direction de son propre parti notamment sur sa position hostile aux manifestations du 20 février. Ce qui a poussé certains dirigeants du parti à réagir à cette décision unilatérale de Benkirane en publiant un communiqué de soutien au Mouvement du 20 février. Mustapha Ramid, Habib Choubani et Abdelali Hamieddine avaient alors décidé de démissionner du secrétariat général du parti. Les choses ne se sont pas arrêtées à ce niveau, car on a commencé même à réclamer le départ de Benkirane. Une pétition dans ce sens a été lancée par Abdessamad Sekkal, membre du Conseil national.
    La tenue d’une session extraordinaire du CN a été donc une occasion pour mettre un terme à ces divergences qui ne cessaient de s’accumuler ces derniers temps. Sous la pression des participants au CN, Ramid, Choubani et Hamieddine sont revenus sur leur démission sous l’applaudissement de la salle. De même pour Sekkal en ce qui concerne sa pétition pour la destitution du SG. «Voilà, je reste encore à la tête du parti», lâche, avec un soulagement bien évident, Benkirane après l’achèvement des travaux du CN qui ont été une épreuve dure pour lui.
    Outre la question du «Mouvement du 20 février», certains membres du Conseil national sont revenus sur la dernière rencontre entre Benkirane et Ilyas El Omari du Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM). Cet assainissement des relations au sein du PJD a été nécessaire pour insuffler une nouvelle dynamique à la formation politique et lui permettre d’accompagner le chantier des réformes lancées dans le pays notamment après le discours royal du 9 mars dernier. Ainsi, les membres du CN ont procédé à l’examen du mémorandum présenté par leur parti sur la révision de la Constitution. Après un large débat, le document a été approuvé à l’unanimité. Cependant, certains points ont soulevé des divergences et méritent une plus grande réflexion. C’est le cas de la place de la langue amazigh dans la future constitution. «Dans notre mémorandum, on propose la constitutionnalisation de l’amazigh comme langue nationale. Or dans le débat du CN, certains réclament qu’elle soit une langue officielle», indique Abdellah Baha, secrétaire général-adjoint du PJD. De même, en ce qui concerne les prérogatives du Conseil d’Etat, présidé par le Roi. Celles-ci ne devraient pas chevaucher sur celles du Conseil des ministres. Une commission va se pencher sur ces questions et d’autres en vue de sortir avec des amendements au mémorandum du parti sur la révision de la Constitution.

    Noureddine EL AISSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc