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    Politique

    Réforme constitutionnelle
    La séparation des pouvoirs attise les débats

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    Parlement, justice, ministères de souveraineté… passés au crible
    Les partis politiques appelés à se renouveler

    Pour Najib Chaouki, activiste du mouvement du 20 février, «les partis politiques sont dépassés par le mouvement social que le Maroc connaît»

    Les débats sur la réforme constitutionnelle attirent du monde. Lors de la dernière rencontre du HEM de Rabat, la salle était archicomble. L’accent a été mis sur plusieurs points relatifs au processus de la réforme constitutionnelle parmi lesquels la séparation des pouvoirs.
    Pour Abdeslam Seddiki, membre du bureau politique du PPS, «le Roi en tant que chef suprême de la nation doit veiller à l’application des orientations globales du gouvernement. Celui-ci doit refléter la volonté du peuple». Pour lui, «le Parlement doit voir son champs d’intervention élargi à tous les domaines y compris le militaire. Aussi, tous les budgets doivent être votés par cette institution». En outre, «la justice doit être élevée au rang d’un pouvoir. Chose qui permettra son indépendance». Quant à Abdelaziz Nouaydi, professeur de droit constitutionnel et membre de Transparency Maroc, il a noté que «la vraie Constitution est celle qui limite les pouvoirs et suscite l’unanimité de tous les acteurs politiques». Il a rappelé les larges pouvoirs dont bénéficient les ministères de souveraineté et qui restent en dehors du contrôle du Premier ministre. A cela s’ajoutent les établissements publics qui profitent d’un tiers du budget de l’Etat et qui résistent au contrôle des ministères de la tutelle. Dans la même logique, cet universitaire a indiqué que «le Secrétariat général du gouvernement ne joue pas son rôle. Il le dépasse à travers notamment le gel de certains projets de loi». Selon lui, «le SGG a pris la casquette d’une police politique, chose qui va à l’encontre de l’article 19 de la Constitution».
    Pour Mustapha Khalfi, membre du bureau politique du PJD, «l’actuel système constitutionnel reflète une autorité très aiguë. Il faut qu’il y ait une révision constitutionnelle globale du volet de la séparation des pouvoirs». Ainsi, il a mis en exergue l’utilité de la suppression du Conseil des ministres et la révision des pouvoirs des ministères de souveraineté. Najib Chaouki, activiste du mouvement du 20 février, considère que «les partis politiques sont dépassés par le mouvement social que le Maroc connaît».
    Pour lui, «ils ne font que produire des discours démagogiques. L’idée est de rester en bons termes avec le makhzen et le mouvement de la rue et de profiter de la situation». Par ailleurs, Khalid Hariry, député de l’USFP, a souligné que «les partis politiques doivent renouveler leurs leaders pour pouvoir accompagner ce nouveau processus». Pour lui, «il faut se baser sur les principes universels de l’action politique tels que le respect, la justice et la dignité pour pouvoir regagner la confiance du peuple».

    Soumaya BENCHERKI

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