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Politique Internationale

Les femmes sont aussi "machos" que les hommes

Par L'Economiste | Edition N°:517 Le 28/05/1999 | Partager

· Nouvelles théories sur le rôle des femmes dans les tribus préhistoriques

· Les femelles ont les mêmes traits de caractère que les mâles

Vous connaissez évidemment la vieille légende selon laquelle l'homme est incapable de dominer son agressivité et ses instincts sexuels; ces derniers étaient nécessaires à sa survie pendant des milliers d'années. Pourtant, les dernières recherches scientifiques ont démontré que l'idée de l'homme-chasseur est révolue. C'est désormais le règne de la femme amazonienne.
Auparavant, la majorité des études archéologiques nous montraient l'image du mâle super-puissant, poussé par son patrimoine génétique à s'accoupler avec toutes les femelles des parages, alors que celles-ci, plus prudentes, s'en tenaient à leur rôle de génitrices.
Récemment, une nouvelle génération de femmes-chercheurs est arrivée avec une nouvelle vision des choses. Prenons l'exemple de la chasse. L'ancien modèle du mâle macho reposait sur l'idée que les femmes étant généralement encombrées par les naissances et l'éducation des enfants, les mâles pouvaient aller à la chasse en groupe et s'absenter pour plusieurs jours.
Mais Olga Soffer, chercheuse à l'Université de l'Illinois, a découvert des fragments de poterie, datant de près de 25.000 ans, avec des restes de trappes. Cette trouvaille signifie que "l'utilisation des pièges était une pratique courante à cette époque, ce qui implique une participation des femmes et des enfants à la chasse", affirme-t-elle. Ces pièges ne pouvaient attraper que des bêtes de taille moyenne, comme les lièvres ou les renards. Une fois ces animaux pris dans le piège, ils étaient complètement immobilisés; les tuer n'était plus qu'un jeu d'enfants.

Le mythe de l'homme-chasseur a encore pris un sérieux coup de la part d'une autre chercheuse, Kristen Hawkes de l'Université de l'Utah.
Elle a discuté avec des femmes issues de sociétés modernes d'hommes-chasseurs dans des tribus en Tanzanie. Elle a appris que les méthodes de chasse pratiquées par ces hommes étaient inefficaces. Leurs butins étaient généralement insignifiants et il n'est pas rare qu'ils reviennent bredouilles. Ce sont les femmes qui se débrouillent le plus souvent pour trouver de la nourriture pour elles et leurs petits, en ramassant des fruits ou en creusant pour déterrer les racines des plantes. L'image de l'homme pourvoyeur est ébranlée. Les femmes préfèrent évidemment les hommes qui ont des ressources abondantes. C'est pour cela d'ailleurs, que de vieux nababs peuvent si facilement séduire des demoiselles de 20 ans et les emmener dans leurs superbes voitures. Ce modèle ancestral de femmes-chasseuses, vigoureuses et portées sur le sexe, surgit au moment où les hommes modernes se posent de plus en plus de questions sur leur véritable identité. Une enquête récente a effectivement montré que les adolescents de sexe masculin ont peu d'estime pour eux-mêmes et des doutes sur leur identité et leur rôle sexuel.


Comme des singes


Nathalie Angier, journaliste scientifique, a démontré dans son livre paru le mois dernier, que les femmes peuvent être aussi lubriques que les hommes. Elle s'est appuyée sur les résultats d'une étude de l'ADN d'un groupe de chimpanzés en Afrique occidentale. "Les recherches ont montré que 50% de la progéniture des chimpanzés femelles n'appartenait pas aux mâles dominants du groupe", a-t-elle rapporté dans son livre. "Ces femelles sont prêtes à courir tous les risques pour copuler avec des primates, qui ne correspondent pas au modèle macho, par simple caprice". Les femelles de chimpanzés semblent partager les mêmes goûts que les femmes de la race humaine. Elles filent avec le premier mâle charmant ou plaisant, qui les amuse ou garde les petits en cas de danger.o

Jerome BURNE
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Financial Times-L'Economiste
Traduction: Aziza EL AFFAS

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