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Culture

L'effet «Indigènes»

Par L'Economiste | Edition N°:2375 Le 04/10/2006 | Partager

. Succès en France et impact politique. Sortie au Megarama ce mercredi«Indigènes» a-t-il pu réellement changer un bout de l’Histoire ? En tout cas, la France vient d’annoncer que quelque 84.000 anciens combattants coloniaux (57.000 au titre des retraites du combattant et 27.000 à celui des pensions d’invalidité) toucheraient à partir du 1er janvier 2007 les mêmes pensions que leurs anciens frères d’armes de nationalité française. Une décision qui a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre. La sortie du film est prévue aujourd’hui au Megarama de Casablanca.«C’est formidable», a réagi le réalisateur Rachid Bouchareb, Français d’origine algérienne. «Indigènes a amené le président Chirac à constater cette injustice. Il l’a vécue comme spectateur et comme homme politique», dit-il. Au-delà des réparations, cette revalorisation des pensions est «une abolition des discriminations qui aura des répercussions dans toute la société française aujourd’hui», s’est félicité Bouchareb. Le réalisateur note avoir «toujours baigné dans l’histoire de l’immigration. C’est l’histoire de ma famille». Pari gagné donc pour le réalisateur et les principaux acteurs du film (Jamel Debbouze, Rochdy Zem, Samy Naceri et Sami Bouajila) couronnés d’un prix collectif d’interprétation masculine à Cannes. La leçon d’histoire donnée par «Indigènes», film très didactique, avait été longuement applaudie au festival pour son vibrant plaidoyer en faveur de ces soldats quasiment rayés de la mémoire collective. Ce film a nécessité un lourd budget de 14 millions d’euros (environ 154 millions de DH). C’est l’un des dix films les plus chers de l’année avec 500 figurants et 18 semaines de tournage. Tourné au Maroc et en France, «Indigènes», suit les pas de Saïd (Jamel Debbouze), Abdelkader (Sami Bouajila), Messaoud (Roshdy Zem) et Yassir (Samy Naceri), de jeunes «Nord-Africains» qui en 1943, s’engagent dans l’armée française pour libérer la «mère patrie» de l’ennemi nazi. Peu évoqué dans les manuels scolaires et par le cinéma français, l’engagement de ces 130.000 tirailleurs, goumiers et tabors algériens, marocains et tunisiens sera déterminant pour le succès de la campagne d’Italie et la victoire des Alliés. Juste avant le générique de fin, un texte rappelle que les anciens combattants «indigènes» ont vu leurs retraites et leurs pensions d’invalidité gelées à leur niveau de 1959 par une loi dite de «cristallisation».F. Z. T.

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