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Culture

Pourra-t-elle vivre de sa passion?

Par L'Economiste | Edition N°:2375 Le 04/10/2006 | Partager

. La passion pour la peinture est-elle héréditaire?«Je suis prête à consentir à des sacrifices pour vivre de ma passion», indique avec détermination Yacout Kabbaj. Née à Casablanca, et fille du peintre disparu Rachid Kabbaj, elle vient de décider d’exposer ses toiles samedi 14 octobre 2006, lors d’une exposition nocturne dans le parc-jardin de son domicile. Cette «expo», elle aurait tant souhaitée que son père puisse y assister, lui qui, sans le savoir (et peut-être sans le vouloir) a transmis à sa fille la passion de la peinture. «J’étais très jeune lorsqu’ils est tombé gravement malade. C’était un artiste dans l’âme, un vrai bohème. Il était différent. Cette différence, il la vivait en peignant, car il n’avait pas ou peu de contacts avec l’extérieur». Son plus grand regret, c’est que son père n’ait pas pu la voir peindre. Néanmois, chacun a un style différent. Elle, elle a un penchant pour l’abstrait et pour le nu, car c’est là que son inspiration est la plus expressive, alors que lui, c’étaient la figuration libre et l’impressionnisme Scolarisée au lycée Lyautey, elle se souvient du fameux «déclic» qui lui a perrmis de se découvrir une passion. «En 6e, le professeur d’arts plastiques nous demande de peindre un tableau sur le thème du citronnier. Il visualise ma toile et me demande de rester après le cours. Lors de notre entrevue, il me dit que mon travail est formidable», poursuit-elle. Une appréciation qui réchauffe le cœur de l’adolescente, car, à l’époque, l’état de santé de son père empire. Son prof’ d’arts plastiques, Alexandre Jerby, la prend sous son aile. La collaboration donne une première exposition commune à la galerie Bassamate à Casablanca en 1999. «C’était une exposition à but non lucratif et qui coïncidait avec l’année du Maroc en France. De fait, nous avions eu l’opportunité de pouvoir exposer à l’Institut du monde arabe à Paris durant les festivités», raconte Yacout Kabbaj. Dès lors, elle découvre le monde des médias. Les coups de «projo» vont lui permettre de se faire un prénom sur la place. Du jour au lendemain, on lui passe commande de toiles, alors qu’elle n’était pas préparée à la commercialisation de ses œuvres. Après avoir côtoyé le milieu de la communication, elle décide de le quitter pour se concentrer totalement sur sa passion. S’appuyant sur le soutien de sa famille, Yacout Kabbaj s’offre à 23 ans un défi de taille: vivre de sa passion. «Cela a toujours été mon rêve, et aujourd’hui j’ai pris mon courage à deux mains pour le concrétiser», conclut-elle.A noter que, pour la tenue de son exposition, elle a investi toutes ses économies. Ah, passion, quand tu nous tiens…Rachid HALLAOUY

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