×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Le Maroc moins compétitif que l'Ile Maurice le Botswana et la Namibie

Par L'Economiste | Edition N°:500 Le 05/05/1999 | Partager

· Selon un rapport officiel, le Maroc est cinquième en termes de compétitivité en Afrique
· Le pays ne profite pas de sa proximité avec l'Europe

En Afrique, le Maroc est classé cinquième en termes de compétitivité, devant l'Egypte. La Tunisie, à laquelle le Maroc est souvent comparé occupe la deuxième place. En fait, la grosse surprise provient de l'Ile Maurice, du Botswana et de la Namibie qui figurent respectivement en première, troisième et quatrième positions.
Le rapport sur la compétitivité en Afrique "The Africa Competitiveness Report 1998" (dirigé par le Harvard Institute for International Development) classe le Maroc parmi les derniers du Maghreb en terme de PIB par tête. Avec 1.100 Dollars, son ratio représente 61% du niveau atteint en Tunisie et 69% de celui de l'Algérie.
Il propose comme une des clés du développement pour le pays relancer l'emploi. La force de travail augmente de 3% par an quand le taux de croissance de la population est de 2% par an.
Après le Mexique et la Turquie, le Maroc est le troisième pays au monde le plus proche d'un pays industrialisé, 13 km le sépare des côtes espagnoles et donc de l'Union Européenne.
Théoriquement, le Maroc devrait profiter du facteur proximité avec l'Europe. Or, il n'en est rien.
Sur les huit dernières années, quatre ont connu une croissance négative: 1992, 1993, 1995 et 1997 avec respectivement -4, -1, -7,6 et -2,5%.
Les résultats restent ainsi volatiles et dépendent des aléas climatiques.
La structure du tissu industriel marocain n'est pas non plus pour encourager les choses: 20% des entreprises appartiennent au secteur agro-alimentaire et dépendent donc du facteur climatique. Cependant, la diversification de l'industrie marocaine semble atténuer progressivement l'impact du problème. L'étude donne notamment l'exemple d'entreprises qui commencent à investir les phosphates et le tourisme.
Ce dernier engendre des perspectives de croissance importantes. Le rapport note cependant que le taux de retour reste faible. Il est de 6%, ce qui revient à dire que sur 100 touristes ayant visité le Maroc, 6 seulement y retournent. Les services et l'artisanat sont également cités parmi les secteurs qui contribuent au redressement du PIB.
La Politique d'Ajustement Structurel, initiée en 1983, avait pour objectif de rééquilibrer les finances publiques et d'accélérer par là la croissance économique. Mais les taux d'épargne et d'investissements restent faibles. En 1995, le taux d'épargne tournait autour de 13% (chiffre de la Banque Mondiale). Quant au taux d'investissement, il a atteint 20,5% en 1996 (chiffre du Ministère des Finances).
Par ailleurs, le maintien de droits de douane élevés à l'importation a entraîné, pendant une longue période, une compétitivité médiocre.
"En outre, le pays n'a pas développé d'avantages comparatifs au niveau international".
Le rapport souligne enfin qu'une étape décisive a été franchie par le Maroc à travers la signature de l'Accord d'Association avec l'Union Européenne. Cette nouvelle donne obligera les industriels marocains à être plus ouverts à des partenariats avec des étrangers, sans lesquels ils ne pourront pas développer des niches sur le marché européen.

Wissal SEGRAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc