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La priorité ira aux zones périurbaines

Par L'Economiste | Edition N°:1817 Le 22/07/2004 | Partager

. Une logique d’intervention par collectivité. Le micro crédit, un autre levier. Un programme «Maroc social et solidaire» dès septembreTrop ambitieux le plan d’action de Harouchi? Le ministre du Développement social s’en défend: «Nous ne nous fixons que des objectifs que nous pourrions atteindre». Par contre, les gisements financiers et humains dont dispose le Maroc sont considérables. A la société et l’Etat d’en faire bon usage. C’est dans cet état d’esprit que le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, a organisé hier mercredi 21 juillet, un point de presse au cours duquel il a été présenté les grandes lignes de la «politique de développement social intégré». Le gouvernement adoptera l’approche client, abandonnant l’approche sectorielle. Les programmes seront définis de manière plus globale: De quoi a besoin la collectivité? Quels sont les programmes à mener pour satisfaire ses besoins et comment faire en sorte qu’elle se prenne en charge? Le ministère est chargé de mettre en musique cette politique intégrée de développement social et de lutte contre la pauvreté. Et donc, d’assurer la coordination entre les nombreux intervenants à l’échelle sectorielle (santé, logement, alphabétisation) pour sa mise en œuvre, son suivi et son évaluation. Ce n’est pas gagné d’avance car il faut apprendre à tout ce monde de travailler ensemble. Harouchi a d’ores et déjà fixé ses zones d’intervention: la lutte contre la pauvreté rurale, la précarité périurbaine et la réhabilitation des quartiers périurbains dotés d’infrastructures mais où les jeunes n’ont pas d’activité.Le ministère, en partenariat avec les réseaux associatifs, fait de la lutte contre la pauvreté rurale (là où elle dépasse 20%), son premier champ d’intervention, renforcé grâce à la carte de la pauvreté par communes élaborée par le Haut-Commissariat au Plan. Sur les 1.200 communes rurales, 50% ont un taux de pauvreté supérieur à 20%. “Plus une commune rurale est pauvre, plus le taux d’analphabétisme est élevé, plus le taux de fécondité est important. «Et l’on sait maintenant d’où viennent les enfants qu’on envoie en ville pour travailler et devenir une source de revenus», concède le ministre. Aussi, plus une commune est pauvre, plus l’inactivité professionnelle est importante et l’infrastructure faible. “L’action à ce niveau doit être intégrée”, insiste Harouchi, c’est-à-dire coupler les opérations de désenclavement, l’accès aux services de santé de base à celles de la formation, l’alphabétisation, l’éducation non formelle et le développement d’activités génératrices de revenus.Quant aux 249 communes urbaines, 16% d’entre elles «seulement» ont un taux de pauvreté supérieur à 20%. Si la situation n’est pas alarmante, il n’empêche que la pauvreté périurbaine est plus mal vécue et renferme les ferments de déstabilisation sociale, relève le ministre du Développement social.Troisième zone d’intervention: les quartiers périurbains. Il s’agit soit de faire de la réhabilitation sociale par des équipements collectifs (terrains de sport, centres socioculturels, crèches, formations de proximité), soit mettre en place des maisons de services publics où la population peut trouver de l’information, de l’animation, la culture, etc, à l’instar de ce qui se fait dans les banlieues françaises. Ce projet, promet le ministre sera bientôt lancé à Casablanca.Chaque structure de l’Etat à vocation sociale devra être une plate-forme qui puisse offrir le maximum de prestations pour répondre aux attentes et aux besoins de la population en matière de développement social et économique, selon Harouchi. L’Etat dispose d’infrastructures relativement importantes à exploiter: 600 centres de travaux de vulgarisation agricole, 320 foyers féminins, 1.200 centres de l’Entraide nationale.En attendant de préparer une stratégie de développement social à l’horizon 2010, le ministère s’attellera d’abord au renforcement de ses propres capacités et annonce pour le mois de septembre, le programme «Maroc social et solidaire». Celui-ci comporte 1.600 projets de développement de proximité. Dans le cadre de ce programme, il est envisagé de créer des réseaux régionaux de solidarité qui pourraient être activés à chaque opération de solidarité, annonce Harouchi.


Les programmes seront évalués

Le plan d’action du ministère du Développement social prévoit une évaluation des programmes sociaux et de lutte contre la pauvreté qui ont été menés jusqu’à maintenant. Le but étant d’identifier les interventions à fort impact et à faible coût, de promouvoir et de généraliser ces interventions, à savoir celles relatives à l’alphabétisation et l’éducation non formelle, le programme BAJ, celui de la lutte contre la pauvreté.


Urgente mise à niveau des centres sociaux

Les centres sociaux de bienfaisance où résident les orphelins et les personnes âgées (près de 400) ont besoin d’une urgente mise à niveau. Et le ministre du Développement social n’a pas manqué de relever ce point. “Certains centres que j’ai visités sont d’un certain niveau et d’autres comme celui de Aïn Chok sont dans une situation absolument déplorable. Il va falloir une véritable mise à niveau, définir de nouvelles normes pour ces centres sur le plan de la santé, l’hygiène, les normes alimentaires, la comptabilité, etc.”M. Kd.

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