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    Courrier des Lecteurs

    La BMCI dévoile son plan de développement 1998-2000

    Par L'Economiste | Edition N°:301 Le 23/10/1997 | Partager

    Le plus dur est passé pour la BMCI. Après le redressement, une nouvelle offensive est sur le point d'être lancée. Bilan et contenu du nouveau plan de développement.


    Après avoir traversé une zone de très fortes turbulences, la BMCI a pratiquement repris le bon cap. A en croire M. Jean-Claude Trémosa, directeur général, qui, avec M. Khalid Oudghiri, directeur délégué, recevait la presse le mercredi 23 octobre, «le plan de restructuration a produit des résultats satisfaisants». A fin 1997, le produit net bancaire enregistrera une progression de plus de 60% par rapport à 1994 (année de démarrage du plan de restructura-tion). Le RBE (résultat brut d'exploitation) croîtra de 50% et le résultat net sera multiplié par près de 7. Déjà, la filiale de la BNP avait dégagé un bénéfice net de 102,5 millions de DH en 1996, en progression de près de 68% par rapport à l'année précédente. A la fin du premier semestre de l'année en cours, les bénéfices nets ont atteint 59,2 millions de DH, soit une augmentation de plus de 60%, comparativement à la même période de l'année précédente.

    Ce redressement a été mené en sens inverse avec une compression drastique des frais généraux.
    Preuve que la reprise en main ne s'est pas faite sans douleur. M. Trémosa, qui avait remplacé M. Omar Akalay en décembre 1993, a appliqué à la lettre le contenu du plan. La chasse aux surcoûts s'est traduite par la fermeture d'une vingtaine d'agences jugées non rentables. Une centaine de personnes ont quitté la banque. Ces départs représentent le solde d'un mouvement général sanctionné par l'intégration d'environ 150 jeunes cadres.
    Dans ce contexte, les heurts avec les syndicats s'étaient multipliés. La mauvaise interprétation de la restructuration a été en partie à l'origine. Cependant, explique M. Trémosa, «la banque a été prise dans l'engrenage d'une lutte entre diverses organisations, avec à la clé une surenchère dans les revendica-tions». Après les dernières élections, «nous avons désormais une vision claire, d'autant que nous connais-sons nos vrais interlocuteurs», lance, visiblement soulagé, le patron de la BMCI.

    Pérennité du redressement


    Cette bonne visibilité sociale est également de rigueur du point de vue de l'activité pure. La filiale de la BNP vient en effet de finaliser un plan de développement qui s'étendra sur la période 1998-2000.
    L'objectif consiste d'abord à assurer la pérennité du redressement. Le plan prévoit ainsi une extension des activités qui se traduira par l'ouverture d'une vingtaine de nouvelles agences dans l'axe Casa-Rabat qui génère déjà 60% des ressources et 70% des emplois de la banques, mais aussi à Agadir, Marrakech, Fès et Meknès. La BMCI continuera à se concentrer sur les grandes entreprises, les PME des secteurs porteurs tels que l'agro-alimentaire, la clientèle privée haut de gamme des particuliers et des professionnels.
    Il s'agit ensuite d'amorcer un nouveau virage consistant à augmenter la part des activités financières (salle des marchés, bourse, ingénierie financière...) dans le PNB (produit net bancaire).
    A terme, le coefficient d'exploitation devrait être proche de 50% et le retour sur fonds propres de 15%.

    Pour la mise en uvre du plan, une nouvelle organisation est mise en place. La BMCI s'est inscrite dans la logique de la spécialisation qui sera d'ailleurs poussée jusqu'au niveau des agences. Une Banque Commerciale regroupant l'activité du réseau (grandes entreprises, institutionnels, commerce interna-tional, filiales commerciales et quatre pôles fonctionnels que sont l'animation, les crédits, produits et marchés, et moyens) est ainsi créée. A côté, est mise en place une Banque Financière qui englobe toutes les activités financières.
    Figurent sur la même ligne, le Secrétariat général qui coiffe les Ressources humaines, l'Informati-que et l'Organisation, l'Administra-tion Générale et le Service après-vente, et la Direction Crédits et Risques dont dépendent les Engagements, le Contrôle des risques commerciaux et financiers de même que le Département juridique et Recouvrement.
    La BMCI a ainsi bien marqué ses positions et cherche désormais à retrouver «son rang naturel dans le secteur».

    Alié Dior NDOUR

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