×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Immobilier: La CGI prospecte les RME en Europe

Par L'Economiste | Edition N°:112 Le 13/01/1994 | Partager

La Compagnie Générale Immobilière, filiale de la Caisse de Dépôt et de Gestion, est une privatisable. Sur le plan des produits, le promoteur public veut s'aligner déjà sur le privé.

Une opération de promotion a permis de vendre en France des logements sur plan pour quelque 6 millions de DH. Le montant n'est que provisoire. M. Amal F. Kada, chef du service Promotion à la Compagnie Générale Immobilière (CGI), est rentré le 27 décembre de France après trois semaines passées en région parisienne (Pontoise, Nanterre et Villemomble). Deux autres cadres commerciaux de la CGI sont encore à Dijon et Lyon. Par conséquent, le montant des ventes devra être revu à la hausse de 2 ou 3 millions de DH.

"En général, ces missions permettent de réaliser des ventes de 8 à 9 millions de DH environ", indique M. Kada.

Le marché des ressortissants marocains à l'étranger (RME) est prospecté depuis trois ans par le promoteur immobilier public.

Deux fois par an, cinq cadres sont envoyés auprès des consulats. Les principales destinations sont la France, la Hollande, la Belgique et l'Allemagne. Chaque mission est précédée d'une action médiatique via les radios locales. Elle est lancée un mois avant le départ des cadres. Le contact s'effectue au niveau des consulats et le nombre de visites atteint la quarantaine par jour. La vente est généralement réalisée sur place.

Prix moyen du logement: 400.000DH

Deux profils sont rencontrés chez la population RME. Il y a ceux qui investissent dans la pierre et ceux qui acquièrent un logement pour ne plus être une charge pour leur famille pendant leurs vacances. La part RME dans chaque programme CGI est très variable. Elle est évaluée en moyenne à 20%.

Pour cette clientèle, le financement pose peu de problèmes à l'inverse des ménages à revenus modestes vivant au Maroc pour qui le financement constitue l'entrave principale à l'accession à la propriété.

La plupart des logements sont proposés à un prix moyen allant de 350.000 à 400.000DH. Sur le plan des prix de cession, les logements proposés par les promoteurs de l'Etat ont depuis un certain temps commencé à s'aligner sur ceux du privé. Les promoteurs publics gardent encore une petite longueur d'avance, mais la concurrence privée commence à se faire ressentir.

Pourtant, la CGI a été créée au départ avec une mission précise qui est de contribuer à la résorption de la crise du logement et donc mettre à la disposition de ménages à revenus modestes, un produit approprié à leur bourse. Mais elle est devenue un promoteur public dont les produits s'alignent largement sur ceux des privés.

Depuis 4 ans déjà, l'entreprise est passée de la vente "clefs en main" à la vente "sur plan". "Cette approche permet de vendre au prix d"aujourd'hui un logement qui est livré dans deux ans", souligne M. Kada.

Actuellement, entre le prix annoncé au client et celui demandé à la livraison, la variation reste minime. "Elle de 5% pour un programme sur cinq. Dans certains cas, il est procédé à un blocage des prix", fait remarquer le chef du service Promotion.

La vente sur plan exige plus d'efforts sur le plan commercial. La CGI affirme vendre 80 à 85% de ses programmes avant l'achèvement des travaux.

Le financement, obstacle numéro 1

Les produits proposés répondent à un "standing amélioré" à des prix en deçà de ceux que vise la définition "d"habitat bon marché". Le dernier programme de la CGI qui rentrait dans le cadre de cette définition est celui de Hay El Fath à Rabat. Ce dernier avait été réalisé en 1988.

La définition que vise le CIH (personnes dont le revenu mensuel est de 3.000DH pouvant prétendre à un logement dont le coût n'excède pas 150.000DH), était valable il y a cinq ans, précise M. Kada.

Aujourd'hui, la plupart des produits proposés tournent autour de 350.000 et 400.000DH. Pour la CGI, le prix du logement n'est pas un obstacle en soi. Le blocage se situe au niveau de l'accès à un prêt.

La CGI en tant que promoteur d'Etat affirme subir certaines contraintes, contrairement aux promoteurs privés. En effet, "Nous devons nous entourer d'un maximum de précautions au niveau de la réalisation". Ainsi, l'entreprise s'associe à un bureau d'études et doit avoir une société de contrôle.

L'entité de contrôle est une charge dont les promoteurs privés peuvent faire l'économie. "Ils vendent cependant leur produit entre 30 et 40% plus cher. Leurs bénéfices se situent aux alentours de 70 à 80% alors que le promoteur de l'Etat voit sa marge limitée à 10% maximum".

Cette dernière ne concerne qu'un programme sur quinze, voire vingt, assure M. Kada. Selon lui, la marge la plus courante varie entre 2 et 5% et concerne la majorité des programmes de la CGI.

N.H.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc