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Dans un secteur en surcapacité : Batterie: Un nouveau constructeur arrive

Par L'Economiste | Edition N°:112 Le 13/01/1994 | Partager

Indispensable à tout véhicule, la batterie est à l'abri des soubresauts qui agitent le secteur de l'automobile. Le marché, essentiellement dominé par deux constructeurs, progresse à un rythme à deux chiffres. Il pourrait toutefois être rendu plus concurrentiel avec l'entrée en lice d'une nouvelle unité industrielle.

Une nouvelle donnée pourrait voir le jour dans le secteur de la batterie. En effet, si les délais de réalisation de l'unité industrielle sont respectés, Batteries Internationales, une filiale du Groupe Chaâbi, devrait entamer sa production au courant de cette année(1). Prévue pour fabriquer 300.000 batteries (9 gammes de 6 et 12 volts pour le démarrage et la traction) par an, cette société portera à près de 800.000 unités les capacités (démarrage) installées sur place alors que les besoins sont estimés à 450.000 pour ce type d'utilisation. Cela augure, dans l'ensemble, des coûts élevés de sous-activité, à moins que les fabricants ne portent davantage leurs efforts sur les marchés extérieurs. En attendant l'arrivée de la marque Internationale, l'essentiel de l'offre domestique est encore assurée par la CGE (Tudor et Fulmen)(2), Tecna (avec la marque du même nom) et Casabloc (proche de Tecna) qui fabrique et commercialise la marque Accus-National.

La batterie est utilisée pour deux types d'applications, abstraction faite des portables (téléphonies, système de sécurité, pesage, jouets, radio...). Le premier concerne les batteries de démarrage destinées aux automobiles (poids lourds et voitures entre autres). La batterie de démarrage est essentiellement achetée pour le renouvellement. La vente "première monte" (batterie installée sur les voitures à leur sortie d'usine), devient de moins en moins importante en raison de la crise que traverse le secteur automobile. La seconde application est relative aux batteries industrielles: batteries de traction pour chariots élévateurs, transpalettes, locotracteurs (utilisés dans les mines) et batteries stationnaires. Celles-ci sont destinées à prendre le relais de l'alimentation principale en cas de défaillance. Elles sont surtout utilisées dans les hôpitaux, les installations industrielles, les centrales électriques, les centres de calcul, les sites informatiques ou les centraux téléphoniques. Pour le transport ferroviaire, la batterie stationnaire est utilisée en secours pour la signalisation des voies, l'éclairage et le chauffage des voitures.

Les batteries industrielles représentent moins de 10% du marché global. Elles sont particulièrement demandées par de gros clients comme l'ONPT (Office National des Postes et Télécommunications) et l'ONCF (Office National des Chemins de Fer).

Le marché de la batterie de démarrage est presque entièrement contrôlé par la CGE et Tecna qui se partagent, à parts égales, entre 80 et 90% des ventes estimées à quelque 200 millions de Dirhams H.T. Le reste provient de l'importation légale et de la contrebande jugée actuellement insignifiante. Cependant, cette importation légale en provenance d'Europe et d'Asie (Corée, Pakistan et Indonésie) devient de plus en plus importante en raison du désarmement douanier. Plus d'une quinzaine de marques plus ou moins performantes sont ainsi proposées. Les batteries de démarrage, dont les prix varient entre 500 et 2.000 Dirhams l'unité, sont écoulées par l'intermédiaire des détaillants de pièces détachées ou à travers un réseau de distributeurs agréés. La marque Fulmen de la CGE est ainsi commercialisée par la Somavac.

Le secteur enregistre une croissance estimée à 10% par an. Une grande partie de cette croissance est absorbée par l'importation. L'évolution du marché dépend, entre autres, de l'élargissement du parc automobile et de la durée de vie des batteries, limitée à deux ans au Maroc. Ce temps d'utilisation est pour sa part fortement déterminé par les conditions climatiques et l'état de la voiture.

Une panoplie de marques dans un secteur qui s'ouvre de plus en plus: la préservation des parts de marché dépendra principalement de la qualité du produit et surtout du service après-vente. De plus, les constructeurs tablent sur l'augmentation des gains de productivité pour maintenir des prix compétitifs.

A.D.N.

(1) Cf L'Economiste n°42 du 13 août 1992. Le groupe Chaâbi avait engagé des investissements de l'ordre de 250 millions de Dirhams pour la réalisation de deux unités industrielles à Tit Mellil, l'une pour la fabrication de batteries et l'autre pour les câbles électriques. Les travaux devraient en principe être achevés fin 93 début 94.

(2) Ces marques sont fabriquées sous licence CEAC (Compagnie Européenne d'Accumulateurs, une filiale d'Alcatel-Alsthom). Cette société dispose de 16 sites de production répartis dans cinq pays d'Europe.

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