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Culture

Fondation Esprit de Fès
Une certification internationale à l’étude

Par L'Economiste | Edition N°:2388 Le 26/10/2006 | Partager

Nommée le 22 septembre à la tête de la Fondation Esprit de Fès, Naïma Lahbil remplace Faouzi Skali. Professeur universitaire, consultante notamment près de la Banque Mondiale et de l’UNESCO et spécialiste des questions urbaines et du patrimoine, Lahbil prend les commandes d’une structure actuellement en pleine effervescence. Mais elle se dit prête à assumer la mission qui lui est confiée. Le défi sera d’assurer la continuité entre l’ancien organigramme et la nouvelle équipe. Ses priorités visent également la mise en place d’un business plan et le lancement d’un processus de certification internationale pour la Fondation. Bref, elle a du pain sur la planche. . L’Economiste: La Fondation Esprit de Fès est une nouvelle structure née au début de l’année. Comment pensez-vous diriger cette institution? - Naïma Lahbil: Ma nomination est récente. Mais un plan d’action pour 2006-2007 est déjà fixé. L’objectif est de structurer la Fondation, assurer au mieux la transition entre l’Association Fès-Saïs et la nouvelle équipe et recruter le personnel nécessaire pour l’étoffer. Ensuite, il s’agit de mettre en route les activités programmées par la fondation ainsi que d’autres projets qu’on souhaite développer. A noter que notre activité phare est bien évidemment le Festival des musiques sacrées et toutes les manifestations annexes. Il y a aussi d’autres événements tels le Jazz in riads attendu du 16 au 18 novembre (ndlr : la direction est assurée par Abdou Jouahri), le festival des arts culinaires, le festival amazigh… Autant de manifestations auxquelles il faut donner une stature à la fois internationale tout en les enracinant localement. . Quel rôle jouera désormais cette Fondation? - Ses missions sont clairement définies par un manuel de procédures. Manuel qui a été réalisé par un bureau d’études privé et de concert avec les membres de la Fondation et précise de manière très claire, l’organigramme, les activités de l’entité et les démarches à suivre. Ainsi, notre rôle est d’initier, coordonner, planifier et accompagner l’ensemble des activités favorisant le développement culturel et touristique de la capitale spirituelle. Nous contribuerons notamment à promouvoir l’image de la ville en tant que destination culturelle au moyen d’un label «Spirit of Fez» diffusé à travers le monde. L’institution est un projet structurant sur le plan culturel. Nous voulons la rendre pérenne à travers la culture et le développement humain et faire en sorte que Fès devienne une ville internationale de la culture. . Quel est le budget alloué à cette mission? - Pour cette première année, la Fondation tournera avec une enveloppe de 6 millions de DH. Un montant qui est constitué grâce à des subventions publiques, octroyées notamment par l’Office national marocain du tourisme - dans le cadre du PDRT- , la wilaya et la Région, des donateurs et institutions privés nationaux et internationaux. En tant qu’ONG, la Fondation doit fonctionner dans la transparence et la rigueur car elle est amenée à être auditée en interne et en externe. . Quels sont vos objectifs à court et à moyen termes? - Nous avons une équipe professionnelle qui a déjà fait ses preuves lors des grands événements. Pour moi, travailler avec cette équipe, c’est déjà capitaliser cette expérience et donc j’essaierai de développer au mieux l’intelligence collective. A très court terme, il faut structurer la fondation et apurer la situation de manière claire. La création d’un café culturel au sein du siège de la Fondation et le développement du tourisme spirituel sont également prévus. Sur le plan organisationnel, il faut travailler dans la transparence. Ainsi, il s’agit d’établir un business plan qui soit une sorte de feuille de route pour notre équipe et un outil de référence pour nos donateurs. A terme, nous comptons lancer un processus de certification internationale pour la fondation pour qu’elle devienne un label en terme de maîtrise du management de la culture.Propos recueillis par Youness SAad Alami

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