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Exportations de tomates: Du volume pour peu de recettes

Par L'Economiste | Edition N°:501 Le 06/05/1999 | Partager

· Le froid a affecté la qualité du produit

· Le marché russe, qui devait réduire la dépendance vis-à-vis de l'UE, n'a absorbé que 17.000 t au 15 avril 1999

· Pour sauvegarder leur position sur le marché, les professionnels avaient demandé une subvention de 0.50 DH/kg transporté, mais en vain

"LA campagne des primeurs s'est soldée par une recette insuffisante et ce, malgré l'exceptionnel tonnage de tomates réalisé à l'export (227.456 tonnes au 28 avril contre 208.852 en 1997/98)". Ce constat amer a été dressé par l'Association Marocaine des Producteurs Exportateurs de Fruits et Légumes (APEFEL), qui vient de réunir en session ordinaire son Conseil National. "Ces résultats décevants sont dus à différents facteurs", explique l'Association.
En effet , la tomate a souffert, non seulement du froid qui a affecté sa qualité physiologique, mais aussi de la concurrence accrue du produit espagnol sur le marché européen. De même, la Russie, sur laquelle les exportateurs marocains fondaient tous leurs espoirs et qui devait réduire la dépendance vis-à-vis de l'Union Européenne, n'a pas rempli son rôle cette année.

Fortement perturbé par la crise financière, ce pays n'a absorbé au 15 avril 1999 que 17.000 tonnes contre 31. 000 lors de la campagne précédente à la même date. La commission issue du comité de vigilance du "marché russe" avait tenté de sensibiliser le Ministère de tutelle à la question mais en vain. Elle lui avait communiqué un rapport pour l'informer que la tomate serait le produit le plus affecté par la situation critique du marché russe. Dans ce document, les professionnels du secteur ont demandé au gouvernement une subvention de 0.50 DH/kg transporté pour sauvegarder leurs acquis sur ce marché, mais cette requête est restée lettre morte. Le Maroc n'a donc pas pu conforter sa position sur cette destination et atteindre ainsi les résultats espérés. Si des exportateurs ont pris des mesures pour réguler quantitativement et qualitativement leur production, d'autres ont continué à expédier et à stocker leurs marchandises en attendant l'abrogation de l'équivalent tarifaire maximum pour le dédouanement. Ce qui a entraîné une baisse des cours et une altération de la qualité du produit.
A ce titre, le Conseil National de l'APEFEL souhaiterait une meilleure coordination entre toutes les composantes de la profession, mais "il est hors de question qu'un contingentement des exportations soit adopté". Cela diminuerait les acquis du Maroc au profit du concurrent espagnol dont la position se conforte de plus en plus sur le marché européen.

Malika ALAMI

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