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CNME: Oualalou secoue le secteur bancaire

Par L'Economiste | Edition N°:501 Le 06/05/1999 | Partager

· Les règles prudentielles au coeur des débats

· Trois sociétés de crédit menacées de suspension

· Les banques appellent à l'assouplissement du coefficient de division de risque


Pour sa deuxième sortie devant le CNME (Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne), M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, n'a pas mâché ses mots.
Après avoir passé en revue les réalisations 1998, M. Oualalou a annoncé une batterie de mesures pour relancer l'investissement et la croissance économique. Quatre volets sont concernés: le développement de l'épargne, la gestion de la dette publique et la mobilisation des financements extérieurs.
Le ministre des Finances a souligné l'importance du soutien et de l'appui de la communauté financière. "Je souhaite à nouveau lancer un appel à toutes les banques pour qu'elles consolident le mouvement de baisse des taux d'intérêt", souligne M. Oualalou. La baisse récente des taux-directeurs de Bank Al-Maghrib ainsi que ceux des bons du Trésor sont, selon lui, des mesures encourageant à un nouvel assouplissement des taux de base bancaires.

Il est réconforté par M. Mohamed Seqat, gouverneur de Bank Al-Maghrib: "Il ne peut être admis que la détente des taux de refinancement des banques aboutisse plus à pénaliser l'épargne qu'à encourager l'investissement". Au nom des établissements bancaires, M. Othman Benjelloun a clairement laissé entendre que le taux d'intérêt n'est pas la seule, ni la plus déterminante variable de l'investissement. "D'autres éléments entrent en jeu: l'environnement de confiance, de transparence et de visibilité économique", précise-t-il. A ce titre, M. Oualalou a incité la profession à faire preuve d'imagination et de créativité pour développer de nouveaux instruments de financement.
Comme à l'accoutumée, la révision des règles prudentielles a été au coeur des travaux du CNME. M. Oualalou n'y est pas allé par quatre chemins: "Les autorités monétaires veilleront à ce que la réglementation prudentielle soit scrupuleusement respectée". Les établissements qui ne se conformeront pas aux règles en vigueur seront sanctionnés. C'est le cas par exemple de trois sociétés de financement qui sont actuellement menacées de retrait d'agrément. Mais ce n'est pas pour autant que les règles prudentielles sont figées. Le ministre a d'ailleurs insisté sur la nécessité d'adapter le système prudentiel aux normes internationales qui ne cessent d'évoluer. Dans ce sens, il a annoncé l'adoption prochaine d'un arrêté fixant les conditions de prise de participations des établissements de crédit.

L'accent a été particulièrement mis sur le coefficient maximum de division de risque, point de discorde entre les différentes parties.
Tandis que les banques réitèrent leur souhait de voir ce coefficient aligné aux niveaux internationaux, les autorités monétaires considèrent qu'il faut le maintenir tel quel. Du moins jusqu'à l'instauration d'un système de contrôle interne.

Yousra MAHFOUD & Hanaâ FOULANI

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