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Entre Sebbar et Sahraoui la tension est à son comble

Par L'Economiste | Edition N°:474 Le 31/03/1999 | Partager

· Les jours de M. Sahraoui à la tête de l'ONMT sont comptés

· Griefs du ministre: "Il ne veut pas écouter"


Les relations entre MM. Hassan Sebbar, ministre du Tourisme, et Samir Sahraoui, directeur général de l'ONMT (Office National Marocain du Tourisme), étaient déjà tendues, mais cette fois-ci, il semble qu'elles soient devenues exécrables, selon les mots utilisés par des opérateurs du secteur. "La situation serait même pourrie", renchérit un professionnel. La tension entre les deux hommes alimente d'ailleurs les conversations des fonctionnaires au Ministère et au siège de l'ONMT à Rabat. Les deux hommes se parlent à peine aujourd'hui, même s'ils sont condamnés à travailler ensemble encore pour quelque temps.
Beaucoup d'observateurs avaient donné pour acquis le départ du directeur général de l'Office du Tourisme lors de la récente vague des nominations de hauts fonctionnaires. Mais au bout du compte, M. Sahraoui a gardé son poste et obtenu un sursis. C'est l'actuel délégué de l'ONMT à Paris, M. Redouane Reghay, qui devrait le remplacer. Le ministre affirme qu'il avait donné une chance supplémentaire au DG de l'ONMT en ne proposant qu'un seul prétendant à la succession de M. Sahraoui. M. Sebbar nous confirme qu'il travaille sur une liste de plusieurs candidats à la Direction de l'ONMT qu'il soumettra bientôt à l'appréciation du Premier ministre. L'une des conséquences est qu'une partie des fonctionnaires de l'Administration centrale se substituent de fait à l'ONMT.

Retard dans les signatures


Cette guerre ouverte entre l'organe de promotion du tourisme et son ministre de tutelle n'est pas sans incidence sur le traitement et le suivi des dossiers. Déjà, les délégations étrangères de l'ONMT se plaignent du retard pris dans la signature des contrats. Beaucoup plus récent, le cafouillage qui a entouré l'examen de l'offre de la très puissante Fédération des Agences de Voyages allemande qui projetait de tenir son congrès à Marrakech. La ville ocre était en concurrence avec le Portugal. Et si elle l'avait emporté, la ville aurait réussi un grand coup de pub vu le poids des TO allemands sur le marché international des voyages. Même si le cahier des charges des voyagistes allemands était très complexe, le Maroc aurait peut-être mieux défendu ses chances s'il n'y avait pas cette situation bizarre à la tutelle.
Dès la nomination de M. Sebbar, on savait que le directeur général actuel de l'ONMT (poulain de M. Driss Benhima alors ministre du Tourisme) ne rentrait pas dans ses plans. "La manière avec laquelle il travaille ne me satisfait pas", déclare ouvertement le ministre. "En plus, il ne connaît pas l'obligation de réserve", accuse le ministre qui lui reproche au passage ses nombreuses sorties médiatiques, au moment où les rumeurs sur son départ enflaient. "a plupart des directeurs au Ministère écoutent, ce n'est pas le cas de M. Sahraoui".
Par ailleurs, le ministre n'a pas du tout apprécié, et c'est le moins que l'on puisse dire, le traitement du contentieux avec Publicis, l'agence française initiatrice de la fameuse campagne "L'éblouissement des sens".

Abashi SHAMAMBA

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