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Le tourisme à la recherche d'un statut privilégié

Par L'Economiste | Edition N°:474 Le 31/03/1999 | Partager

· Bataille sur les arbitrages budgétaires

· 151.000 touristes en février

· A Casablanca, des agences sont en situation de refus de vente


Le tourisme va-t-il enfin être érigé en secteur prioritaire? Jamais depuis deux campagnes, les résultats du secteur n'ont été aussi florissants. Avec 2,5 millions d'entrées l'an dernier et surtout 16,2 milliards de DH de recettes en devises, l'industrie des voyages s'affirme plus que jamais comme un des stabilisateurs de la balance des paiements et un des tracteurs de l'activité économique. Et pour les deux premiers mois de l'année, traditionnellement considérés comme des périodes de basse et moyenne saisons, l'activité flambe. Le mois de février est sur le même trend que janvier. Le Maroc a accueilli un peu plus de 151.000 touristes, soit une progression de 7% par rapport à 1998. A noter l'explosion du marché français (+49%). A Casablanca, certaines agences de voyages ne peuvent déjà plus vendre pour le mois d'avril, faute de chambres disponibles à Marrakech et Agadir. Signe de cette embellie, le taux de remplissage moyen de l'hôtellerie a pris l'ascenseur, en augmentant de plus de 8 points en une année. Il se situe à fin février à 53% contre 48 pour la même période de l'année dernière.

Tout milite a priori pour que le secteur se voie doté de moyens supplémentaires pour renforcer ses positions sur le marché international. Mais, à la veille des discussions budgétaires, cette embellie risque de ne pas se traduire dans les chiffres. Des rumeurs persistantes prêtent aux Finances l'intention de réduire les crédits affectés à la promotion (l'ONMT) de 15% et autant pour ceux destinés au Ministère du Tourisme. Les professionnels dénoncent "le décalage entre le discours, voire les propositions du Plan et la réalité". Le ministre du Tourisme, M. Hassan Sebbar, lui, se veut rassurant: Il n'y a pas de baisse envisagée des crédits budgétaires, promet-il. "Les crédits budgétaires affectés à l'ONMT et au Ministère seront au mieux reconduits". Pour le ministre il s'agit "d'utiliser d'abord de manière rationnelle les moyens dont on dispose". Pour la suite, on verra.
En attendant, les professionnels espèrent que le ministre des
Finances traduira dans les faits sa promesse d'élargir le statut d'exportateur au tourisme. La Fédération Hôtelière, elle, l'a devancé. Elle a formulé des propositions pour la Loi de Finances: l'application du taux minimum des droits à l'importation des biens d'équipement, matériels et outillages; la réduction du taux de la TVA appliqué à l'hôtellerie à 7% et l'élargissement à l'hôtellerie des dispositions de la Charte des Investissements relatives aux entreprises exportatrices pour la part du chiffre d'affaires réalisé en devises. Elle veut aussi l'application des dispositions de la circulaire n°8/05356 du 17 mars 1967 de la Direction des Impôts, relative à l'impôt des patentes en matière d'abattements et la suppression de la double taxation propriétaires et gestionnaires au titre de l'impôt des patentes. Figure aussi dans le mémorandum l'alignement des droits d'enregistrement appliqués à la cession de fonds de commerce hôteliers aux taux de droit commun. Et la liste est longue.

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