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Se faire certifier, pourquoi?

Par L'Economiste | Edition N°:1731 Le 23/03/2004 | Partager

. Les pouvoirs publics encouragent les entreprises . Tous les secteurs sont visés Agroalimentaire, tourisme, industrie chimique/parachimique, et même artisanat, les chefs d'entreprise de tous les secteurs n'ont qu'un seul mot d'ordre ces dernières années: la certification. «La qualité constitue une stratégie qui peut être quantifiée par des résultats et des objectifs qui visent l'amélioration de la productivité et de la compétitivité». Ainsi, les sociétés ont-elle été encouragées par les pouvoirs publics dans le cadre de la mise à niveau à mettre en conformité avec les règles universelles leurs différents processus. De plus, «la démarche qualité est quasi gratuite pour les entreprises», soutiennent les responsables de l'UMAQ (union marocaine pour la qualité). Pour eux, ce processus ne constitue pas une solution parmi d'autres pour l'amélioration de la productivité, «les entreprises marocaines, qui n'ont pas encore démarré cette démarche, doivent comprendre qu'il s'agit bien d'un passage obligatoire pour leur mise à niveau», martèle un professionnel, tout en ajoutant que si elles le désirent, ces sociétés peuvent être assistées techniquement et financièrement. Allusion est faite aux subventions et autres soutiens accordés par le Fonds Meda I ou par le Fonds allemand GTZ alloués dans le cadre de la stratégie de la mise à niveau de l'industrie marocaine. Nombreuses sont donc les sociétés qui ont opté pour cette démarche. Pour n'en citer que quelques-unes, l'entreprise Ifriquia Plastic qui a obtenu la certification TUV CERT après avoir démontré qu'elle est conforme aux exigences de la norme ISO/TS 16949 version 2002. C'est l'organisme allemand TUV Anlagentechnik Gmbh qui a délivré la certification. En fait, celle-ci est exigée par le constructeur automobile Renault pour tout partenariat avec des entreprises opérant dans le secteur des pièces destinées à la fabrication de voitures. «Les entreprises artisanales ne sont pas moins structurées ni moins compétitives que les sociétés commerciales. La certification de notre entreprise en constitue une preuve». Pour les responsables d'Artco, une société spécialisée dans la conception et la réalisation des tapis, la certification constitue également une preuve d'organisation. En effet, ce processus a nécessité un profond remaniement de l'organisation. Les responsables ont ainsi privilégié l'encadrement, procédant au recrutement de profils de haut niveau. Et cela en consultation avec les autorités de tutelle. «Outre la certification, nous voulons mettre en place un management participatif efficace. C'est le but de toute démarche qualité qui ne doit en aucun cas s'arrêter à la certification», concluent les responsables de cette entité.


Surprenante méfiance

La certification n'est pas toujours bien perçue par les sociétés. C'est le cas de la majorité des textiliens des environs de Taza. Selon un professionnel de cette région, «la certification pourrait nous faire perdre des parts de marché comme c'était le cas avec certaines entreprises certifiées qui ont dû suspendre leur activité». Et d'ajouter: «Les donneurs d'ordres restent méfiant à l'égard des entreprises certifiées de peur qu'elles ne reflètent leur certification sur le niveau des prix». Une déclaration étonnante à plus d'un titre sachant que l'objectif de cette démarche est de gagner en confiance auprès de ses clients. Un responsable d'un cabinet conseil ajoute, pour sa part, que la démarche qualité ne peut en aucun cas être mise en cause dans les cas de fermeture dans cette région. «D'autres problèmes internes ou sociaux auraient entraîné ces entreprises à la dérive mais surtout pas à la certification», assure-t-il avec conviction.N. Be.

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