×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Diplômes délocalisés: Zerouali met la pression

Par L'Economiste | Edition N°:1772 Le 20/05/2004 | Partager

. Il demande l’intervention du Premier ministre. Les positions des opérateurs de l’enseignement supérieur privé sont nuancées Le problème des diplômes délocalisés revient à la surface. Cette fois-ci, c’est par le biais du ministère de la modernisation du secteur public que ce dossier est remis sur le tapis. Dans une lettre adressée au Premier ministre, Najib Zerouali demande au Premier ministre de trancher. Jettou est donc invité à “mettre fin à la préparation et la délivrance de ces diplômes étrangers au Royaume”. Dans sa missive, le ministre évoque le motif de la non-homologation de la formation, mettant les services de la gestion et du contrôle dans l’embarras. Ces structures, “ont du mal à déterminer la qualité de ces titres puisqu’ils ne portent aucune indication sur leur préparation et leur délivrance localement”, indique la lettre. Zerouali se plaint également du fait que les personnes portant ces titres demandent la régularisation de leur situation administrative selon les échelles correspondant aux décisions des équivalences accordées aux lauréats des universités étrangères. “Cette situation a des conséquences néfastes sur la formation locale et l’exercice des fonctions publiques”, est-il indiqué. Toutefois, ce n’est pas la première fois que ce problème surgit. En 2001, Zerouali, alors ministre de l’enseignement supérieur, avait adressé une circulaire aux écoles privées les sommant de cesser toute inscription dans ces filières au cours des années suivantes. A l’époque, cette décision de Zeroulai avait laissé un goût de cendre auprès des opérateurs de l’enseignement privé. Par la suite, Khalid Alouia qui présidera aux destinées de ce département, s’est montré plus compréhensif sans pourtant critiquer son prédécesseur. “Alioua avait tiré son épingle du jeu en annonçant aux opérateurs qu’il est loin d’interdire ces diplômes”, note ce patron d’école. Mais gare aux abus, avait-il laissé entendre. Mais la dernière sortie de Zerouali a changé la donne. Du côté des opérateurs de l’enseignement supérieur privé, les positions sont nuancées. Pour Ali Benamour, président de la conférence des grandes écoles, le principe de mettre un terme aux diplômes délocalisés n’est nullement contesté. “Je suis au même titre que le gouvernement: contre la délocalisation “boîte aux lettres”, mais pour un partenariat entre des écoles marocaines et étrangères”. Selon lui, “le problème est quasiment résolu. C’est au gouvernement de suivre le dossier dans le cadre de sa mission pour le respect de la décision prise”. Mais pour d’autres opérateurs, avec la nouvelle correspondance, Zerouali est résolu à combattre les écoles privées. “ Sa décision va à l’encontre de la politique d’ouverture et de libéralisme que prône le gouvernement”, s’indigne Abderahmane Lahlou, président d’un groupe d’enseignement supérieur. Si la question de la valeur scientifique de ces diplômes, souvent mise à l’index, constitue le noeud du problème, pour Lahlou, les personnes qui optent pour ce genre de formation sont assez matures pour faire la différence entre un diplôme de qualité et une formation au rabais. “Les établissements qui tiennent à l’image de l’école mère ne permettent pas qu’une formation ne répondant pas aux critères soit délivrée en leur noms”, ajoute-t-il. celui-ci ne conteste pas l’existence de certains égarements dans le secteur portant préjudice au métier.” Mais il ne faut surtout pas mettre tout le monde dans le même panier”, souligne-t-il.


Libérale

«Comment un ministre appartenant à une formation politique, de tendance libérale, cherche à interdire l’ouverture et la mondialisation de la formation sur d’autres expériences”, se demande cet opérateur. Pour lui, “s’opposer aux diplômes délocalisés ne résout en aucun cas les maux de l’éducation et de la formation”, conclut-il.Amal BABA ALI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc