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Economie

Eau & électricitéLa Banque Mondiale met en garde contre les subventions

Par L'Economiste | Edition N°:1772 Le 20/05/2004 | Partager

. Selon un expert de l’insti-tution, ces subventions ne privilégient pas les pauvres «Que ce soit via sa casquette d’usager ou de contribuable, c’est le citoyen qui finance l’accès à l’énergie, à l’eau potable, l’assainissement. Alors, autant le faire participer pleinement aux débats et lui donner un service de qualité». Françoise Clottes, directeur pour les infrastructures en eau et énergie pour la région Ména (Moyen-Orient et Afrique du Nord) à la Banque mondiale, remet les pendules à l’heure, dés le début de l’atelier régional organisé par la BM à Marrakech. La responsabilité dans les prestations des services publics (eau, électricité, assainissement) en était le thème. Et cette responsabilité implique aussi les usagers qui doivent s’organiser et faire entendre leur voix. On le sait, et un bailleur de fonds comme la BM encore plus. Les contraintes que vit la région en matière d’approvisionnement en eau et électricité sont aussi des freins au développement économique. D’où la mise en place par plusieurs pays de réformes sectorielles, accompagnés sur le terrain par la BM. «Paradoxalement, les bénéficiaires de ces services ne sont pas entendues». En femme de terrain, Clottes insistera surtout sur la subvention de ces services, qui en réalité, ne privilégient pas les pauvres. En effet, cette subvention, fréquente dans les pays Ména, obéit à des logiques et des calculs qui font que c’est le gros consommateur qui est subventionné. «Celui qui paye le prix fort est le petit usager. Dans un village enclavé, ce petit usager va soit acheter au revendeur, soit payer de son temps, comme dans les zones rurales, où les femmes et enfants sont obligés de faire des kilomètres pour chercher de l’eau». C’est encore plus valable pour l’assainissement, service que le citoyen ne voit pas et n’en formule pas la demande et a du mal à financer en tant qu’usager. Il le finance cependant en tant que contribuable. «Il ne faut pas se leurrer, indique Clottes, il existe trois sources d’investissement pour l’assainissement : soit l’usager, soit le contribuable, c’est-à-dire la même personne ou encore les enfants des deux derniers si le gouvernement s’endette pour financer l’assainissement». Globalement, les chiffres pour la région Ména ne sont pas si alarmants. Près de 51 millions d’usagers sur 300 n’ont pas accès à l’assainissement, 38 millions n’ont pas d’eau potable et 28 millions ne sont pas connectés aux réseaux d’électricité. Dans la région, le Maroc n’est pas un mauvais élève à l’exception pour l’assainissement et le traitement des eaux usées. Le gouvernement va mettre en place un programme global pour ces questions. Cela étant, le pays a été précurseur dans le partenariat public-privé pour la gestion des services publics, avec quatre grandes expériences. La plus vieille est celle de la Lydec qui a présenté les contraintes que peut rencontrer un fournisseur d’accès, notamment dans les bidonvilles. «Ce sont des contraintes auxquelles doit s’adapter le prestataire qui doit fournir des solutions spécifiques aussi bien au gros qu’au petit consommateur», conclut le responsable de la Lydec.


Organe de régulation

Public ou privé, la gestion des services comme l’eau, l’électricité ou l’assainissement doit être tenue par un contrat de performance. C’est le seul moyen de contrôler l’efficacité de ces services aussi bien pour le prestataire, l’Etat que l’usager, estiment les responsables de la Banque mondiale. Première étape de ce contrôle, la séparation des activités (contrôle et exploitation) et la mise en place d’instance de régulation, à l’instar de ce qui s’est fait pour les télécoms au Maroc. Les réformes sectorielles engagées par plusieurs Etats dans la région Ména vont dans ce sens.Badra BERRISSOULE

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