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    Economie

    Dettes africaines: Réunion spéciale de la CEA

    Par L'Economiste | Edition N°:509 Le 18/05/1999 | Partager

    · Le Maroc présente plusieurs recommandations

    La Commission Européenne pour l'Afrique (CEA) a tenu à Addis-Abéba, du 6 au 8 mai derniers, dans le cadre d'une conférence conjointe, la 24ème réunion de la Conférence des Ministres Africains du Développement Economique et de la Planification et la 7ème session de la Conférence des ministres africains. Le Nigeria a été élu président. Le Maroc, la Namibie et le Cameroun vice-présidents pour, respectivement les pays de l'Afrique du Nord, de l'Afrique australe et centrale et la Tanzanie rapporteur. Le Maroc a présenté plusieurs recommandations qui ont été adoptées par la Conférence et la déclaration ministérielle. Il s'agit de la création d'un fonds international pour le financement de la restructuration et la mise à niveau des entreprises africaines, l'encouragement des émigrés africains à investir en Afrique. Il s'agit aussi du développement des données et indicateurs statistiques et de l'incitation des pays africains à exploiter eux-mêmes leurs ressources naturelles, notamment halieutiques. Dans son intervention, M. Abdelhamid Aouad, ministre chargé de la Prévision Economique et du Plan et chef de la délégation marocaine, a souligné que l'objectif assigné par la CEA à l'Afrique, soit la réduction de 50% de la pauvreté en 2015, serait très difficile à réaliser. "Le taux de croissance annuel requis à cet effet, à savoir plus de 7%, nécessite un taux d'investissement supérieur à 32% du PIB. Ce rythme demeurera irréalisable, tant que le taux d'investissement actuel, soit 20% du PIB, perdure. Les possibilités d'augmenter l'épargne restent limitées. Dans ces conditions, la seule alternative reste l'intensification de l'aide extérieure".

    Le ministre a fait un exposé détaillé sur la politique marocaine de gestion de la dette extérieure. "Cette politique a permis d'en abaisser le taux de 123% du PIB en 1984 à 51,6% en 1998", a souligné le ministre. "Cependant, son poids entrave les investissements. D'où la détermination du gouvernement à poursuivre une politique économique susceptible d'accroître les ressources financières internes. La gestion de la dette est également effectuée à travers sa reconversion en investissements, et le refinancement des dettes onéreuses à travers des emprunts assortis de taux d'intérêt moins élevés et l'amendement des contrats d'origine", a indiqué M. Aouad.
    A l'issue de ses travaux, la conférence conjointe a mandaté le secrétaire exécutif de la CEA à présenter l'ensemble des recommandations au G7, qui tiendra ses assises prochainement à Cologne. Il s'agit notamment de l'annulation totale des dettes issues des aides bilatérales accordées aux pays pauvres, du relèvement de l'initiative des pays pauvres à travers la vente de leurs réserves d'or par le FMI. Ces recommandations consistent aussi en l'émission de nouvelles unités de droits de tirages spéciaux, ainsi qu'en la création d'un fonds pour la mise à niveau des entreprises africaines.

    Nadia BELKHAYAT

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