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    Economie

    SMAP 99: Les banques en force au grand moussem du Bourget

    Par L'Economiste | Edition N°:509 Le 18/05/1999 | Partager

    De notre correspondant à Paris, Omar JOUAHRI

    · Grande affluence cette année au Salon du Maroc à Paris

    · Les Marocains résidant à l'étranger veulent des produits bancaires sûrs, complets et simples


    Le rassemblement parisien et annuel des Marocains résidant à l'étranger (MRE) s'est achevé le 16 mai au Bourget. Le SMAP, Salon du Maroc à Paris qui a duré quatre jours, a connu une affluence importante cette année. Le désir des uns et des autres de maintenir le "lien social" avec le Royaume était particulièrement fort. La volonté politique de favoriser ce type de manifestation était symbolisée par le patronage emblématique de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, présidente de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l'étranger.
    La présence massive des institutions financières marocaines à ce grand "Moussem du Bourget" a souligné l'importance des enjeux pour l'économie marocaine: stimuler le volume de nos réserves en devises grâce aux transferts; améliorer un indicateur essentiel de l'activité économique marocaine qui est le secteur du BTP et impliquer les MRE dans la formation d'une épargne longue (produits d'assurance, sicav). Il s'agit aussi de multiplier les opportunités d'investissements des MRE au Maroc, notamment dans le cadre du développement des PME-PMI, composante essentielle de la lutte contre le chômage (la Direction des Investissements du Ministère des Finances, DIE était présente au SMAP), favoriser une solidarité agissante entre les deux rives de la Méditerranée (Ahmed Ghayet, conseiller de Martine Aubry, animait également un stand avec les jeunes issus de l'immigration: une réalisation relative aux orphelinats du Maroc était présentée).

    Conscients de ces enjeux dans la stratégie de développement du Maroc, le groupe BMCE Bank, la BMCI, la BCM, la Banque Populaire et bien d'autres entités étaient présentes à ce vaste forum marocain dans l'Ile de France. Les présidents Maaroufi de la BCP et Bennani de Wafabank ont été aperçus avec leurs équipes respectives au parc des expositions de Paris le Bourget.
    L'hégémonie de la BCP sur ce marché demeure visible. Cependant, depuis un certain nombre d'années maintenant, les autres groupes financiers s'intéressent de très près à cette niche. Une stratégie de qualité et d'offre de service différenciée s'esquisse désormais.
    En France, à l'exception notable des banques à réseau portugaises, il n'y a pas d'exemple significatif de réussites, pour les institutions financières étrangères, sur l'activité de banque domestique (même la Barclays Bank a connu quelques difficultés sur ce créneau dans l'Hexagone). De plus, un contrôle tatillon et justifié (pour défendre la crédibilité de la place financière de Paris), par la commission bancaire, implique des règles de gestion rigoureuses (provisionnements, transparence pour la facturation des commissions, lutte contre le blanchiment, systèmes d'information efficients pour avoir des états comptables et reporting en temps réel).
    La stratégie de " bancarisation " des MRE, dans les banques marocaines installées en France, n'a pas donné à ce jour tous les résultats escomptés. C'est pourquoi il semble que les banques s'orientent vers deux grands axes de développement. Il s'agit d'une part de soutenir le flux massif des transferts vers la mère patrie (ce qui assure à ces institutions financières des marges intéressantes sur les opérations de change ainsi que des sources de refinancement diversifiées pour leurs sièges) et, d'autre part, de commercialiser les produits d'épargne et de bancassurance marocains: assurance logement adossée à des crédits habitation au Maroc, assurance-vie, commercialisation de sicav
    Aussi, d'un point de vue marketing, la "stratégie réseau" ("retail") doit être privilégiée par rapport à la "stratégie produit". Ainsi, la politique de distribution doit devenir globale pour couvrir l'ensemble des besoins de la clientèle MRE sélectionnée par le réseau bancaire.

    En plus de cette stratégie de distribution, la formation des ressources humaines, à chaque point de vente du réseau, est nécessaire pour atteindre un double objectif: la qualité de service (les MRE ont un élément de comparaison, "un benchmark", que sont les banques françaises) et une communication uniforme entre l'entité bancaire, l'assurance, l'organisme de gestion collective de l'épargne au sein d'un même groupe
    Les MRE souhaitent fondamentalement, pour leurs besoins au Maroc, des produits sûrs, complets et simples. La conquête des parts de marché se fera, notamment, par le respect de ces critères de base pour l'offre de services financiers.
    Il apparaît également évident, pour la conquête des parts de marché sur le segment de la clientèle MRE, qu'il faille déjà être leader sur son marché domestique, le marché marocain, en adoptant, sur le terrain, le concept de "best practices" et donc une qualité de service irréprochable.


    Des stands transformés en bureaux de doléances


    Sur un autre plan et à travers les demandes des MRE, il ressort un besoin clair d'interlocuteurs en France pour les aider à résoudre des problèmes ou tout simplement des interrogations liées à leurs investissements au Maroc. Le discours récurrent sur la lenteur des procédures judiciaires et les tracasseries administratives a mis en exergue l'un des points essentiels sur la décision d'investir dans le pays d'origine. L'absence de recours clairement identifiables, tant au niveau bancaire qu'administratif (au Maroc) est un élément fondamental des doléances des visiteurs du SMAP (certains stands se sont transformés spontanément en véritables bureaux de doléances).

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