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Casablanca-Sidi Belyout: Une journée de campagne avec Nouzha Skalli

Par L'Economiste | Edition N°:1595 Le 05/09/2003 | Partager

. Une campagne par petits groupes et sans tapage«Ce que je veux, c'est que les gens m'écoutent plutôt que de m'entendre”. C'est en ces termes que Nouzha Skalli, tête de liste du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) au Conseil d'arrondissement à Sidi Belyout, s'est exprimée pour dire à quel point elle est contre le tapage et toutes les formes de tintamarre.En effet, pour la candidate, déjà élue dans cette circonscription, on ne peut avoir pour symbole “al kitab” (le livre) et mener une campagne électorale à la “m'as-tu vu et entendu”. C'est forcément le contact qui doit toujours prédominer et être privilégié dans ces circonstances et en de telles occasions. Certes, la tête de liste est connue et respectée dans cette circonscription. Tous les habitants du quartier Gautier où elle menait campagne avant-hier, aiment à bavarder avec elle, à aborder certaines questions qui intéressent particulièrement leur lieu de résidence. La candidate ne fait pas de promesses pour sensibiliser les habitants au fait que la gestion des affaires de leur arrondissement les concerne eux aussi. “Un conseiller communal ne peut être au fait de tous les problèmes de sa commune, c'est pourquoi les citoyens doivent être vigilants et l'aider dans sa charge”, affirme-t-elle.Le petit groupe de militants qui accompagne Nouzha Skalli dans sa tournée est aussi actif qu'elle. On explique, on bavarde, on aborde les problèmes prioritaires et aussi ceux de moindre importance. Le libraire, l'épicier du coin, les concierges des immeubles huppés de ce quartier prêtent attention aux discussions qui s'engagent avec la tête de liste. “ Elle a les mots pour se faire entendre”, affirme un de ses supporters. Et elle est aussi attentive aux récriminations des citoyens. Et elles sont nombreuses. Des kilomètres, elle en parcourt chaque jour une quarantaine depuis le début de la campagne électorale. On ne se fait pas militant. On l'est ou on ne l'est pas, dit-elle. Nouzha Skalli est, en effet, de cette trempe de femmes que rien n'arrête. La politique ne lui a jamais fait peur. Les responsabilités, elle est prête à en assumer encore et encore pour mieux servir ses concitoyens. “Il faut qu'il y ait une prise de conscience de la part des habitants. C'est leur commune, ce sont leurs rues, leurs écoles et leurs espaces verts. C'est à eux de veiller à ce que tout cela marche, dans la transparence et le sérieux”, dit-elle. Le sérieux (al mâakoul). C'est justement ce que le PPS a choisi comme slogan pour mener sa campagne. Associé au symbole “livre”, le terme sérieux prend une connotation de programme. Un livre qu'il faut lire avec beaucoup de sérieux. Justement pour permettre à tous de prendre part à l'élaboration d'une vision moderne de la chose locale, de la gestion des affaires publiques et communales. Nouzha Skalli invite ainsi les populations à dynamiser le concept de “démocratie participative”, si cher au PPS. Un concept basé sur une culture de gestion moderniste et évolutive.Sur le boulevard d'Anfa, une ruelle débouche sur un cul-de-sac. Dans une maison, des femmes attendaient Nouzha Skalli. Etape importante dans sa tournée de ce début de soirée, elle s'y attarda autant qu'il le fallait. La discussion tourna effectivement autour des problèmes dans ce quartier. Moins importants que dans d'autres, certes, mais tout aussi urgents. Patiemment, la candidate, tête de liste, sensibilise ses interlocutrices, les invite à la réflexion, au débat. “N'hésitez pas, il faut me dire ce que vous avez sur le coeur, je suis là pour vous écouter d'abord”, dit-elle. Elles ne se firent pas prier et déballèrent tout. A 20 h, la tournée de la candidate n'était pas encore achevée. D'autres gens à voir, d'autres phrases à répéter, d'autres mains à serrer. C'est le lot quotidien auquel n'échappent pas Nouzha Skalli et le petit groupe qui l'accompagne dans cette tournée. Le parti a opté pour cette forme de campagne, justement, dit-elle, “parce que nous sommes sérieux”.Jamal Eddine HERRADI

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