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Cinq mille hectares de sapins à protéger

Par L'Economiste | Edition N°:500 Le 05/05/1999 | Partager

· Un parc national à l'étude
· La délimitation des forêts rifaines à achever en l'an 2000


LES forêts du Rif s'étendent sur une superficie de plus d'un million d'hectares. La Direction Régionale des Eaux et Forêts contrôle 4 arrondissements (Chefchaouen, Larache, Tétouan et Tanger), 18 districts et 24 postes forestiers. Les moyens dont dispose cette Direction pour protéger cette richesse naturelle sont jugés plus qu'insuffisants. «Certes, nous avons nos dispositifs terrestre et aérien. Mais les gardes forestiers font leur travail sur des mulets et des chevaux ou le plus souvent à pied», indique à L'Economiste M. Ahmed Saber, directeur régional des Eaux et Forêts du Rif.
60% de ces forêts sont constituées d'essences secondaires, c'est-à-dire d'arbustes. Les 40% restants sont des chênes et des pins. Ces derniers représentent 60.000 ha et sont l'oeuvre de reboisement. «Nous avons en haute montagne, et principalement à Chefchaouen, une espèce qui n'existe nulle part ailleurs au Maroc le sapin (5.000 ha). Ces arbres sont d'une valeur scientifique extraordinaire qu'il est impératif de protéger. D'ailleurs un projet de création d'un parc national est à l'étude», précise M. Saber.
Cette région est la plus exposée aux incendies. Depuis dix ans, une moyenne annuelle de 1.600 ha est brûlée. «En 1995, et vu la sécheresse qui a sévi dans le pays, nous avons enregistré plus de 3.000 ha de perdus. C'est 78% de la moyenne nationale», rappelle M. Saber.
En plus des incendies, la Direction Régionale est confrontée au problème foncier. Sous l'occupation espagnole, la richesse forestière du Rif n'a pas connu de délimitation territoriale. Si aujourd'hui 60% des forêts sont délimitées, «82% ne le sont que provisoirement, explique M. Saber.
La première étape de délimitation est de placer des bornes. Une publication dans le Bulletin Officiel succède à cette étape pour une meilleure propagation de l'information.
Par la suite, il faut attendre les réactions éventuelles de propriétaires des terres avoisinant les forêts. En cas de contestations, explique M. Saber, nous essayons de trouver un terrain d'entente avec l'intéressé. Il est très rare que nous en arrivions au tribunal. L'opération de délimitation avance très bien. Avant la fin de l'an 2000, nous aurons délimité à 100%».
En 1995, le Maroc avait abrité un séminaire sur les forêts et une Lettre Royale avait été adressée aux séminaristes, indiquant qu'avant l'an 2000 toutes les forêts du Maroc devraient être délimitées.

Ilham BERRADA

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