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    Courrier des Lecteurs

    CFD: Le rural et les infrastructures de base d'abord

    Par L'Economiste | Edition N°:272 Le 20/03/1997 | Partager

    Les concours de la Caisse Française de Développement en faveur du Maroc ont atteint un niveau appréciable en moins de cinq ans. Physionomie des engagements.


    «Nous voulions présenter des réalisations tangibles et non des promesses». M. Olivier Beugnot, directeur de la CFD (Caisse Française de Développement) à Rabat, explique ainsi la première sortie publique de la Caisse devant la presse, environ cinq ans après l'ouverture de l'agence du Maroc. Des satisfactions, il y en a bien eu de part et d'autre. Durant cette période, le Maroc s'est placé en tête des pays de la zone d'intervention du groupe de la CFD, constitué d'une soixantaine de pays. Hormis le renforcement de la coopération bilatérale, «nous avons affaire à des partenaires maîtrisant parfaitement leurs dossiers», souligne M. Beugnot pour expliquer l'ascension fulgurante du pays dans le portefeuille de l'organisme public français spécialisé dans l'aide au développement.
    De 1992, année de son installation, à 1996, les engagements ont totalisé 2,6 milliards de FF, soit 4,5 milliards de Dirhams, engagements de Proparco compris(1). Durant ces quatre dernières années, le Maroc se place loin devant la Tunisie, bénéficiaire de 1,485 milliard de FF, et l'Afrique du Sud où les interventions de la Caisse ont atteint 596 millions de FF. Il se positionne ainsi à la première place dans le groupe des pays à revenu intermédiaire bénéficiaires des crédits d'aide-projets de l'organisme français. C'est également le même rang qui est occupé dans la catégorie des nouveaux pays où le groupe de la CFD a été autorisé à intervenir durant ces cinq dernières années.

    La CFD est exclusivement versée sur l'aide publique au développement. Cette mission motive l'orientation de ses concours financiers qui sont très concentrés sur deux secteurs-clés: les infrastructures de base et le développement rural.
    Selon M. Beugnot, «ces créneaux obéissent à une logique commune consistant à améliorer les conditions de base du développement économique et du bien-être des populations...» .
    Il précise que la Caisse n'a pas la prétention de répondre à tous les besoins mais s'attelle à concentrer ses efforts sur ces secteurs jugés prioritaires.

    Lignes de crédit


    En matière d'infrastructures, la CFD a accordé quatre prêts d'un montant de 399 millions de FF à l'ONEP pour le financement d'un programme d'adduction en eau potable. La Direction Générale de l'Hydraulique a bénéficié d'une enveloppe de 96 millions de FF pour la mobilisation de ressources en eau en faveur des populations rurales. Il est souligné que des concours sont envisagés au profit du PAGER (Programme d'Alimentation Groupé en Eau Potable en milieu rural).
    L'assainissement constitue le deuxième axe d'intervention de la CFD dans le domaine des infrastructures. Une première opération d'un montant de 125 millions de FF a été engagée avec la Régie de Fès. D'autres programmes consacrés aux villes moyennes, devant se traduire par l'ouverture d'une ligne de crédit au profit du FEC, sont également retenus.
    Troisième point: l'électrification rurale. Le concours de la CFD porte sur 220 millions de FF, avec des possibilités d'extension. De l'avis de M. Beugnot, la rapidité avec laquelle cette tranche a été mise en place permet d'envisager une rallonge.

    Côté développement rural, la Caisse est impliquée dans le refinancement de la CNCA. Au total, trois lignes de crédit d'un montant de 335 millions de FF, dont 255 millions consacrés au refinancement de prêts accordés par la CNCA aux petites et moyennes agricultures et aux jeunes diplômés, entre autres, ont été mises en place entre 1993 et 1995.
    Ses interventions sont également dirigées vers l'irrigation, second axe du volet développement rural. Le total des prêts consacrés à cette activité s'élève à 782 millions de FF. Cette enveloppe a été précisément dégagée au profit du Ministère de l'Agriculture et des Offices de Mise en Valeur Agricole. Elle comprend les 350 millions de FF que le Conseil de surveillance de la CFD a approuvés au courant du mois de novembre 1996 pour le compte du programme de sauvegarde du périmètre de Guerdane, le plus grand verger agrumicole marocain.

    Alié Dior NDOUR

    (1) Voir l'Economiste N° 271 du 13 mars 1997.

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