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Centrales d’informations
Bank Al-Maghrib met le turbo

Par L'Economiste | Edition N°:1918 Le 16/12/2004 | Partager

. La centrale des bilans sera lancée dans les prochains mois. Le SCIP sera remodelé pour réduire les délais. Une centrale des incidents sur les effets de commerce en projetLes banques se débattent toujours pour réduire le poids de leurs créances en souffrance. Cette situation est en partie due aux carences du système de collecte de l’information financière et commerciale. Les chiffres sont alarmants. A fin août 2004, les créances douteuses et contentieuses caracolaient à plus de 48 milliards de DH, ce qui représente 20% des crédits distribués par l’ensemble du secteur. En 2004, la situation reste critique alors que les échéances de la nouvelle réglementation approchent. A fin octobre, elles totalisent 48,5 milliards de DH contre 41,5 milliards un an auparavant, soit une hausse de près de 17%.Les banques se sont engagées à adopter les règles prudentielles de Bâle II dès janvier 2007. Au préalable, elles doivent assainir totalement leurs portefeuilles car ces règles accordent une place importante au niveau de l’adéquation des fonds propres.Pour forcer la cadence, Bank Al-Maghrib (BAM) a créé lors de sa réorganisation en septembre, une direction Réseau et Relations avec les entreprises. Outre la coordination de l’activité d’une vingtaine d’agences disséminées à travers le territoire national, cette direction a pour mission de centraliser les bases de données qui sont restées jusque-là éparpillées. Ces informations ont trait aux incidents de paiement, aux données sectorielles et aux risques-crédit. La centralisation de ces données permettra d’optimiser leur collecte et de dégager des synergies pour mettre à la disposition des utilisateurs des informations fiables dans des délais raisonnables. Cette nouvelle direction est donc appelée à jouer un rôle déterminant dans la mise en oeuvre de la centrale des bilans. Le secteur bancaire attend de pied ferme. Elle devrait être opérationnelle dans les prochains mois. A rappeler que la SFI avait été mandatée pour réaliser l’étude de faisabilité du projet.Pour mener à bien ce chantier, Bank Al-Maghrib examine notamment la possibilité de s’adosser sur la base de données de l’Office marocain de la propriété intellectuelle et commerciale (OMPIC). La banque centrale y puisera notamment les informations comptables déjà disponibles et les complétera par d’autres données économiques. Pour rappel, l’OMPIC collecte de l’information brute. Les données régionales par exemple seront drainées auprès du réseau des agences de BAM et les données sectorielles auprès des équipes chargées des études conjoncturelles entre autres. L’objectif étant d’améliorer le service de renseignement actuel pour le mettre à la disposition des départements internes. Ce service sera également proposé aux partenaires de la banque centrale comme les banques et le ministère des Finances, et le cas échéant, les entreprises. La centrale des bilans est censée aller au-delà de la simple collecte de données brutes et apportera un éclairage sur l’évolution du tissu économique.Toujours dans un souci d’amélioration de la qualité de l’information, la direction Réseau et Relations avec les entreprises, veut perfectionner le service central des incidents de paiement (SCIP). Ce service fonctionne, mais gère une masse d’informations trop importante. Pour plus d’efficacité, il est prévu de développer des services de télétransmission dans le cadre du nouveau schéma directeur informatique. Objectifs: augmenter la fluidité de l’information et écourter les délais de diffusion des injonctions relatives aux interdictions d’émettre des chèques. En fait, les délais sont actuellement jugés trop longs en raison de l’information transmise souvent de manière incomplète par les agences bancaires à la Banque centrale . La mise à niveau du SCIP consistera notamment à réduire les délais de diffusion, fiabiliser l’information et accroître la vigilance de l’ensemble des intervenants du système.Enfin, BAM gère la centrale des risques depuis 1966. Celle-ci collecte les déclarations des engagements bancaires auprès de la clientèle. A cet effet, les banques sont tenues de déclarer mensuellement à BAM les crédits dont l’encours des autorisations dépasse 100.000 DH. Les sociétés de financement se plient à la même obligation une fois par trimestre, pour des seuils supérieurs à 300.000 DH. Au mois d’août, l’encours enregistré par la centrale des risques s’élève à 128,5 milliards de DH. Comme pour le SCIP, la fiabilité de l’information reste à améliorer.


Deux mesures correctives

- Pour améliorer les services d’information offerts par les trois centrales, la direction du Réseau et des Relations avec les entreprises prévoit d’attribuer un identifiant unique à la clientèle.- Le SCIP centralise actuellement uniquement les incidents de paiement sur le chèque. Il est prévu de l’élargir aux effets de commerce et aux cartes de paiement et de crédit. Ainsi, la Banque centrale envisage la création, à moyen terme, d’une centrale des incidents de paiement sur les effets de commerce pour résoudre le problème du crédit interentreprises. Cette étape aura un impact important sur le monde des affaires car les informations faciliteront la prise de décision des chefs d’entreprise. . Une présence de place- A travers ses 20 agences disséminées sur l’ensemble du territoire, Bank Al-Maghrib entend glaner le maximum d’informations économiques à l’échelle de la région. Pour rappel, les succursales assurent une prestation de services bancaires limitée et supervisent la circulation fiduciaire. Les études économiques locales seront pilotées par le directeur de la succursale (chef de siège) lui-même et ce, en vue d’améliorer la qualité de l’information. L’enjeu est important car cette information alimente les études économiques et conjoncturelles à l’échelle nationale. - BAM entend ainsi développer son rôle d’observatoire régional en menant une action de rapprochement avec les différents acteurs régionaux dont notamment les agences bancaires et les entreprises. Mouna KABLY

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