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OPV Maroc Telecom
Grosse manne pour Attijariwafa bank

Par L'Economiste | Edition N°:1918 Le 16/12/2004 | Partager

. La banque encaisse près de 52 millions de DH dans cette opération. Son management souhaite réaliser une introduction chaque mois «L’OPV Maroc Telecom nous a montré que la complicité des deux banques qui composent aujourd’hui Attijariwafa bank est bien réelle; la fusion fonctionne!». Mohamed Kettani, l’un des trois DG du groupe, n’a pas caché sa satisfaction lors d’un point de presse mardi 14 décembre, pour exposer la démarche adoptée dans l’introduction en bourse de l’opérateur historique. «Dès le début, nous avons pris conscience de l’énormité de la tâche et tenu à profiter des synergies du groupe pour garantir la réussite de l’opération», souligne Kettani. La présidence a suivi dans les moindres détails les préparatifs de l’opération. Il fallait en outre faire vite: coordonner les actions des équipes internes, celles du syndicat de placement et des coordonnateurs de l’opération, gérer les flux et démarcher les investisseurs. «Les institutionnels étrangers, dont nous avions l’exclusivité des souscriptions sur le marché local, ont été approchés individuellement et nous avons pu décrocher 42,3% de leurs offres aux côtés de BNP Paribas et Merrill Lynch», affirme le DG du groupe.Attijariwafa bank s’est vu allouer en tout 45,5% des 130.985.210 titres mis à la vente, soit en valeur près de 4,067 milliards de DH. Ce qui assure à ses deux sociétés de bourse, Attijari Intermédiation et Wafa Bourse, des revenus assez confortables, quelque 24,4 millions de DH pour une commission de 0,6%, selon nos calculs. Son réseau bancaire devra encaisser, quant à lui, une commission de 0,2% de la totalité, soit environ 8,13 millions de DH. Attijari Finances Corp., qui s’est chargé aux côtés de BNP Paribas et Merrill Lynch du conseil, devrait engranger en principe le 1/3 des 65 millions de DH que débourserait l’Etat pour ce volet de l’opération. Ce que les concurrents malheureux de l’appel d’offres de Maroc Telecom trouvent finalement «excessif». En tout, le «jackpot» que tirerait Atiijariwafa bank, au titre de ses activités d’intermédiation et de corporate, atteindrait les 52 millions de DH. Et ce n’est pas tout, car les structures d’intermédiation d’Attijariwafa bank continueront d’effectuer des opérations en bourse, avec la frénésie qui entoure le titre depuis sa cotation lundi 13 décembre. Mohamed Kettani a bien raison de dire: «Une introduction en bourse d’une entreprise de la taille de Maroc Telecom, nous n’en verrons pas probablement avant dix ans!» Cette opération lui a mis l’eau à la bouche: des introductions, il en voudrait une par mois!Aux yeux du DG du groupe, les acquis de cette opération sont plus importants que les revenus réalisés. «Le travail accompli nous a permis de réussir un partenariat intelligent avec le secteur public et l’émetteur, réaliser un joli coup de pub pour la finance marocaine et intéresser un actionnariat populaire très large».Le travail effectué aux côtés de grands mastodontes de la finance comme Merrill Lynch ou BNP Paribas a permis également à Attijariwafa bank de renforcer ses compétences en matière de corporate, historiquement le fort de la BCM. C’était aussi l’occasion de se faire connaître davantage dans les milieux financiers mondiaux. Une opportunité pour fidéliser les investisseurs étrangers qui boursicotent à nouveau sur la place de Casablanca.


Actionnariat populaire

Le ministre des Finances a gratifié l’actionnariat populaire en lui accordant un peu plus que ce qui lui a été réservé par l’allocation initiale. Les souscriptions de 1.000 DH ont été satisfaites à 100%. Celles de 10.000 DH a 50%. Puis l’allocation a été faite graduellement jusqu’à atteindre un taux de satisfaction de 20% pour les souscriptions de 50.000 DH. Du moment qu’elles s’en félicitent, les banques et la bourse de Casablanca devaient elles aussi encourager cette frange d’investisseurs en abaissant les taux de commission appliqués au lieu de lui facturer le plein pot, en tout quelque 0,9%.Bouchaïb EL YAFI

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