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Campagne sucrière: La production locale décroche

Par L'Economiste | Edition N°:3362 Le 15/09/2010 | Partager

. 90.000 tonnes en moins par rapport à 2009. Les importations porteront sur 830.000 tonnes . Mais pas d’impact sur les prix à la consommation IL n’y aura pas de déstabilisation de l’approvisionnement ni d’augmentation des prix. Quelles que soient les turbulences qui affectent la production nationale et le marché mondial du sucre, les prix à la consommation resteront inchangés. Bien évidemment à coup de subventions. «Néanmoins, le plan d’approvisionnement du marché national a bien fonctionné», est-il signalé auprès du groupe Cosumar. Ceci, en dépit de la forte volatilité des cours à l’international et des dégâts enregistrés pour la 2e année consécutive dans la région du Gharb. En tout, 90.000 tonnes y ont été perdues cette année, soit l’équivalent de près d’un mois de consommation. «Mais grâce à la flexibilité que permet désormais l’outil du raffinage dont la capacité a été augmentée, le Maroc parvient à tirer profit des bonnes tendances du marché mondial», est-il expliqué. De sorte que les importations ont été dosées selon l’évolution des cours mondiaux du sucre. Sur les 7 premiers mois de l’année en cours, les importations du sucre brut ont reculé de près de 125.000 tonnes mais en valeur la facture n’a diminué que d’une centaine de millions de DH. Au total, 500.000 tonnes ont été importées contre 624.800 au cours de la même période de 2009. Les montants correspondants se sont établis respectivement à 1,9 milliard de DH et 2 milliards. Avec cette nuance que la part de la production issue des plantes sucrières devrait chuter à moins de 40% au lieu de 45%, il y a deux ans. Celle-ci ayant en effet culminé à près de 367.000 tonnes contre 470.000 en 2008. Cependant, la consommation du sucre blanc augmente annuellement de quelque 25.000 à 30.000 tonnes. A ce rythme, la dépendance à l’égard du marché extérieur ne ferait que s’accentuer. L’impact des inondations a fait perdre au Maroc 5 points de pourcentage en deux ans. Pour l’année en cours, la consommation est estimée à près de 1,2 million de tonnes. Ce qui devrait porter les importations au titre de l’année 2010 à 830.000 tonnes. Or, des limites existent quant au développement des superficies surtout de canne à sucre plus compétitive en termes de coûts par rapport à la betterave. Mais le management de Cosumar se veut rassurant. Un gain de production de 20% est à la portée sur la même superficie couverte actuellement par les plantes sucrières. Aujourd’hui, la moyenne de production se situe entre 7 et 8 tonnes de sucre à l’hectare. L’objectif est de la porter à terme à 10 tonnes/ha. Et c’est réalisable dans la mesure où des pics de 12 et 13 tonnes/ha sont déjà atteints dans le périmètre du Moulouya. Et, les résultats attendus du contrat-programme, passé entre l’Etat et l’interprofession, versent dans ce sens. Déjà, d’importantes avancées ont été réalisées dans les domaines de l’utilisation des semences à hauts rendements, des intrants et de la mécanisation des cultures et des récoltes. Qu’on en juge par les chiffres de la campagne qui vient de se terminer. D’emblée, le bilan fait ressortir une amélioration du taux global des semis précoces qui est passé de 56 en 2008-2009 à 73% cette année. Le taux global de la mécanisation des semis s’est aussi amélioré de près de 10 points sur la même période. De même que les semences mono germes ont occupé 28.000 ha au lieu de 9.000 seulement en 2008/2009. Et, d’ores et déjà, le programme prévisionnel de la betterave à sucre au titre de la campagne 2010/2011 porte sur 54.500 ha dont 64% en mono germe. Seulement, les intempéries n’ont pas permis de mettre à profit les résultats de l’amélioration des techniques culturales. Environ, 7.000 ha de betterave et près de 820 ha de canne à sucre ont été perdus dans le Gharb et le Loukkos. Sans oublier la baisse des rendements en sucre constatés dans les mêmes régions suite à des stagnations d’eau. En revanche, la productivité à l’hectare a été nettement améliorée dans les périmètres des Doukkala, Tadla et Moulouya. Ce sont ces périmètres qui ont enregistré les plus fortes productions. A titre d’exemple, la zone des Doukkala dont la production de betterave a atteint plus de 1,2 million de tonnes a dégagé un volume de 146.000 tonnes de sucre. Elle est suivie par Tadla avec près de 85.000 tonnes et périmètre de Moulouya (45.125 tonnes).A. G.

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