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    Bilan de conjoncture de la CGEM: Entre -10 à -30%

    Par L'Economiste | Edition N°:48 Le 08/10/1992 | Partager

    L'Assemblée plénière de la CGEM du 1er Octobre a été consacrée au bilan à fin Septembre de la conjoncture économique. Différents secteurs industriels enregistrent des baisses d'activités de 10 à 30%, qui se cumulent aux problèmes de trésorerie.

    La baisse d'activités qui touche globalement tous les secteurs industriels est conjoncturelle, disent les intervenants. Elle est liée essentiellement à la sécheresse et aux difficultés qui en découlent. Cependant, en particulier pour des secteurs très touchés comme l'industrie automobile et le textile, d'autres causes viennent aggraver ce climat conjoncturel peu favorable. Si le secteur automobile accuse le dispositif douanier qualifié de "déloyal" et l'importation de véhicules d'occasion, le textile lui, n'a adopté aucune stratégie et pilote à vue.

    L'année 1992 est une mauvaise année pour l'automobile. M. Bel Madani, Président de la Fédération de l'Industrie et Vice-Président de la CGEM, indique que le secteur automobile enregistre une baisse de 22% par rapport à 1991 qui, elle-même, a été qualifiée de relativement bonne, puisque précédée par une année 1990 assez mauvaise. La voiture légère résiste mieux puisque la baisse enregistrée n'est que de 10% environ, soit une baisse cumulée d'environ 18%. Mais l'AMICA (Association Marocaine de l'Industrie Automobile) envisage de finir l'année avec une baisse de 30%.

    Pour le Président du Groupement Professionnel du Poids lourd et de la Carrosserie (GPLC), M. Amraoui, qui est également Président de la Commission Economique et Financière de la CGEM, c'est "le même son de cloche". Le marché du poids lourd stagne globalement à fin Août 1992. La baisse la plus importante, prévue pour la fin de l'année, concerne les poids lourds et les véhicules de transport de marchandises qui "sont générateurs d'activité ". Quant aux véhicules de transport de voyageurs, ce n'est guère mieux. Les causes sont connues: depuis le début de l'année, quelque 300 bus d'occasion ont été importés. Le nombre de 83 véhicules vendus depuis le début de l'année est pour le moins dérisoire. Par ailleurs, le marché des véhicules de transport (40 places), très prisés par les sociétés privées, enregistre une baisse de 50% par rapport à l'année 1991. La raison en est la non délivrance d'autorisations nouvelles au profit des sociétés de transport privées. M. Amraoui termine son intervention sur une note optimiste. Le transport des marchandises pourrait se relever d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, le groupement a rencontré Moulay Zine Zahidi en vue de former une Commission chargée de préparer une meilleure protection de cette industrie (normes de qualité). Il s'est également agi d'envisager un système qui puisse endiguer les importations de véhicules d'occasion.

    Le textile et l'habillement se porte mal, et pour illustrer les symptômes externes, certains indicateurs ont été avancés par M. Abdelali, PDG de Degor's. Le premier indicateur se situe au niveau des investissements. Pour le premier semestre 1992 et, pour la première fois, le secteur a enregistré une régression des investissements de 7% par rapport au premier semestre 1991.
    Autre indicateur en 1992, le TPP a connu une baisse sensible de presque 30%. Ceci est expliqué par le déplacement d'une bonne partie de la sous-traitance vers les pays de l'Est.
    Les miraculés sont essentiellement l'alimentation avec des problèmes d'ordre structurel, le secteur des matériaux de construction (céramique, ciment, peinture). La vedette c'est le secteur cimentier. En 1992 ce secteur est à +14%. La fin de l'année est envisagée à plus de 10% et pour les prochaines années, ce sera aux alentours de 6%.

    Au niveau financier, c'est quasiment le seul secteur qui ne connaît pas de difficultés de trésorerie. M. Bennani-Smirès, Président de la CGEM, qualifie ce secteur "de domaine réservé de l'argent en circuit structuré." Il a ajouté que le Gouvernement peut prendre les mesures qu'il veut, elles n'auront aucun effet sur "ces gens là (...) dont on sait d'où vient l'argent ". Mais ce secteur a permis de résorber une bonne partie du déficit en matière de logement, et... c'est sans doute la raison pour laquelle les pouvoirs publics ferment un peu les yeux, estiment les membres de la Confédération.

    N.H.

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