×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Entreprises

    Benjelloun-Al Wataniya: Le dénouement après quatre mois de négociations

    Par L'Economiste | Edition N°:500 Le 05/05/1999 | Partager

    · Emprunt de 160 millions d'Euros (1,7 milliard de DH) à signer le 14 mai
    · 25 banques internationales impliquées
    · Dispositifs prudentiels exigés par les Finances et Bank Al-Maghrib


    L'accord de prêt de 160 millions d'Euros (près de 1,7 milliard de DH) entre la BMCE et 25 banques internationales devra être signé le vendredi 14 mai à Francfort. La décision a été arrêtée hier en fin d'après-midi. Initialement, cette signature était envisagée à Londres en raison de l'importance de la place financière anglaise et de la visibilité que ce lieu donnerait à l'opération. Mais la Commerz Bank étant le chef de file officiel de l'opération, c'est dans son fief que la signature aura lieu, sachant que l'Allemagne veut aussi donner de l'importance à sa place financière de Francfort.
    C'est la plus grosse opération privée jamais montée au Maroc, et il a fallu quatre mois de négociations avec les pouvoirs publics pour qu'ils donnent leur imprimatur. En fait, ces derniers (Bank Al-Maghrib, Office des Changes et Direction des Assurances au Ministère des Finances) ont placé une série d'exigences prudentielles. Il s'agit en particulier d'achat d'Euros à terme et à déposer auprès de la Banque centrale pour couvrir une partie du risque de changes sur trois ans, de déposit auprès de la BMCE pour limiter la contravention à la règle sur la dispersion des risques, de cessions de titres détenus par la groupe Benjelloun, de recomposition dans les réserves de la RMA en représentation des intérêts des assurés.
    Les pouvoirs publics ont aussi attendu que ces opérations soient faites ou largement entamées pour donner leur feu vert. Il n'empêche qu'avec la réunion ce matin du Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne l'opération Al Wataniya ne peut que relancer les demandes des autres banques de desserrer les contraintes imposées par les règles prudentielles. La Banque centrale va dans ce domaine avoir à faire à de fortes pressions.
    Pour les lecteurs de L'Economiste, M. Benjelloun avait expliqué que la reprise de la compagnie d'assurances serait le moyen de développer ces produits sur le marché marocain. Ses concurrentes attendent donc avec curiosité (et un peu d'angoisse) comment le pôle RMA-Al Wataniya-Alliance Africaine va désormais aborder le marché.
    Enfin, le groupe Benjelloun grâce au portefeuille titre de ses compagnies d'assurances se retrouve à la tête du capitalisme marocain, contrôlant ou pouvant exercer une influence indirecte sur les deux tiers, voire les trois quarts de la capitalisation boursière. Le décroisement, qui résultera de l'exigence prudentielle des autorités publiques, va faire tomber ce ratio, mais le groupe restera largement numéro un au Maroc.

    Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc