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Audiovisuel: La balle chez les députés

Par L'Economiste | Edition N°:1792 Le 17/06/2004 | Partager

. Après sa présentation, le texte sera examiné en commission à partir de mardi prochain . La Haute autorité de la communication audiovisuelle fonctionnera à plein régime. Le texte vise la promotion de la production localeNabil Benabdellah est fin prêt pour défendre son projet de loi sur l’audiovisuel. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, en a fait une présentation mardi devant les membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense nationale de la Chambre des Représentants. Il devra revenir au Parlement mardi prochain pour l’examen en profondeur du texte et les commentaires des différents groupes parlementaires avant qu’ils ne décident des amendements à apporter. En attendant, c’est devant une salle archicomble de députés, de membres de son cabinet et plusieurs directeurs des établissements sous sa tutelle, que Benabdellah a expliqué, avec pédagogie, les fondements et les objectifs de la réforme de la communication audiovisuelle. Projection à l’appui, le ministre a résumé les 85 articles du projet de loi. Il a insisté sur «une communication libre et réglementée». C’est ainsi que se définit la première loi qui régira le secteur de l’audiovisuel. Selon lui, le cadre réglementaire s’appuie sur trois axes: la licence, l’autorisation et la déclaration. Les critères à remplir pour bénéficier d’un quelconque service audiovisuel sont indiqués dans les cahiers des charges (cf. www.leconomsite.com). La Haute autorité de la communication audiovisuelle régnera désormais en maître sur les ondes. Elle se chargera de la délivrance des autorisations. Les spécificités marocaines ont été, encore une fois, rappelées. Dans sa présentation, Benabdellah, a maintes fois, évoqué «le respect des mœurs, des principes fondamentaux du Royaume et de l’intégrité territoriale». . Patrimoine culturelLe projet est également censé défendre la production audiovisuelle nationale, à laquelle de longs chapitres sont consacrés. Cette production doit émaner d’une personne morale, domiciliée au Maroc et s’appuyant sur des compétences locales. Pour lui, l’objectif est de promouvoir la production audiovisuelle locale. Dans ce cadre, il se propose de «défendre le patrimoine culturel dans sa diversité». Aussi, faut-il ajouter que «les prestataires doivent s’engager à encourager la création artistique marocaine et les compétences locales en y faisant appel le plus souvent possible», souligne le ministre. Pour ce qui est du contenu des programmes, le projet a tracé la voie à suivre par les opérateurs de la communication audiovisuelle. Ces derniers devront présenter des informations en se référant à plusieurs sources, avec objectivité, et sans pencher la balance du côté d’un parti ou un groupe d’intérêt. Dans un souci de promouvoir l’investissement dans ce nouveau créneau, le texte permet aux particuliers, marocains ou étrangers résidant en dehors du pays, d’installer et d’exploiter un service de radiodiffusion ou télédiffusion, à partir d’une zone franche au Maroc. Pour cette libéralisation du paysage médiatique, les dérapages ne seront pas tolérés. Pour éviter toute violation, le gendarme de l’audiovisuel, la haute autorité, veillera au respect et au bon déroulement de l’ouverture. Des sanctions sont prévues, variant entre l’amende et le retrait de la licence. Le projet vise également à renforcer le pôle public pour le rendre plus compétitif face à la concurrence. Ainsi, 2M jouera toujours son rôle de média public. Point de privatisation, elle restera dans le giron de l’Etat. Quant à la première chaîne , elle sera transformée en société anonyme. Le gouvernement a décidé donc de maintenir les deux chaînes de service public pour un accès assez large à l’information publique. Reste à savoir le sort qui sera réservé aux médias déjà existants. Comme c’est le cas pour Médi 1 et Radio Sawa. Selon le nouveau texte, ces supports médiatiques doivent se plier aux nouvelles dispositions qui régissent les médias dans un délai de 6 mois.


Près de 40 demandes

Selon un député membre de la commission, «le projet est d’une grande portée. Nous tenons à le décortiquer». Pour un autre, il s’agira de trouver les investisseurs pour se lancer dans ce domaine maintenant que le cadre légal est là. Une quarantaine de demandes d’autorisation sont sur le bureau du ministre de la communication. -Pour Nabil Benabdellah, “ le projet vise à instaurer une communication audiovisuelle libre et réglementée”-Amal BABA ALI

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