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Al Omrane tente de rassurer sur son endettement

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4806 Le 30/06/2016 | Partager
La situation jugé assez critique par la Cour des comptes
La holding relativise
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Le groupe Al Omrane maintient cette année la même tendance de production qu’en 2015, notamment avec un montant d’investissement en légère évolution. Ce qui permettra la mise en chantier de 25.000 logements et l’achèvement de 35.358 unités, selon les chiffres présentés par le président du directoire de la holding

Après les mises en garde du dernier rapport de la Cour des comptes sur les établissements et entreprises publics, les dirigeants du groupe Al Omrane, concerné par ce diagnostic, se sont montrés plutôt rassurants. Le rapport de l’instance présidée par Driss Jettou a considéré que la holding d’aménagement Al Omrane fait partie des entités qui «présentent des risques potentiels qu’il y a lieu de prendre en considération dès à présent» (cf.www.leconomiste.com). L’un des dysfonctionnements pointés est lié notamment à l’endettement de ces établissements qui a augmenté sur la période 2008-2015. Badre Kanouni, président du directoire du groupe Al Omrane, a tenu à relativiser cette situation. Intervenant lors d’une conférence tenue suite à la réunion du conseil de surveillance de la holding, il a indiqué que «l’endettement d’Al Omrane est le moins important par rapport aux autres entreprises publiques». Durant les dernières années, son taux d’endettement a reculé de 20%, passant de 84% à 64%. Globalement, «le groupe ne souffre pas de problèmes de déficits», a rassuré Kanouni, qui a insisté sur la bonne santé financière du bras armé de l’Etat dans le secteur immobilier. Pour ce qui est de l’importance des stocks, également pointée par le rapport de la Cour des comptes, le président du directoire de la holding a expliqué que 88% du stock est déjà vendu. «Il s’agit seulement d’un retard au niveau du recouvrement, parce que nous attendons la réception du montant global de chaque opération avant d’enlever les biens de la rubrique des stocks», a-t-il précisé. Idem pour les unités réalisées pour le relogement des populations du programme villes sans bidonvilles, dont le nombre s’élève à 19.000 appartements. Ils sont encore considérés comme faisant partie du stock parce qu’ils n’ont pas été encore livrés. Ce retard est surtout lié à des questions de procédure impliquant d’autres intervenants dans ce programme, fait-on savoir. La bonne santé financière d’Al Omrane se manifeste également, selon son président du directoire, par la création d’un fonds interne, de 250 millions de DH, pour favoriser l’acquisition du foncier privé en vue de la réalisation des projets du groupe.
C’est en capitalisant sur cette résilience qu’Al Omrane a lancé un nouveau programme sur les 5 prochaines années. Baptisé Cap 2020, il sera financé dans le cadre du budget normal du groupe, selon Badre Kanouni. Ce nouveau plan s’articule autour d’une série d’objectifs. Il s’agit notamment de «prioriser et s’assurer de la cohérence des projets en cours, définir de nouveaux structurants…». Cette année, le groupe Al Omrane maintient le cap en termes de production. Les investissements prévus devront atteindre plus de 6 milliards de DH. Kanouni a annoncé la mise en chantier de 25.000 logements et 105.000 unités de mise à niveau urbaine. A cela s’ajoute l’achèvement de 34.358 appartements et 86.000 unités de mise à niveau urbaine. Des chiffres qui s’inscrivent dans la même tendance observée en 2015 (voir infographie). Sur ces réalisations, les produits de logement à 190.000 DH constituent une véritable problématique. Surtout que certains clients cibles, notamment les populations déplacées des bidonvilles, ne sont plus intéressés par ce type de projets, selon le top management d’Al Omrane. Ces derniers précisent que le problème n’est pas lié à la qualité ou à l’attractivité du produit en lui-même. C’est plutôt lié à la difficulté de trouver le foncier adéquat, qui ne soit pas situé à la périphérie des villes.

 

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