×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Entreprises

    M’dina bus: Un audit avant la restructuration

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4806 Le 30/06/2016 | Partager
    Objectif: définir les responsabilités et proposer un scénario approprié
    Le processus va durer au moins 8 mois

    Bientôt le dénouement du dossier épineux du transport urbain à Casablanca! Après des années d’immobilisme, les autorités de tutelle réagissent enfin. Le ministère de l’Intérieur vient en effet de lancer un appel d’offres pour sélectionner le cabinet qui va opérer l’audit de M’dina bus, délégataire des services de transports publics à Casablanca. Un marché estimé à plus de 4,5 millions de DH. L’ouverture des plis est prévue pour lundi 8 août prochain. Mais il faudra encore patienter au moins 8 mois avant l’aboutissement du processus (2 mois pour la sélection du cabinet et 6 pour l’audit). En attendant, les Casablancais se résignent encore à supporter une qualité de service qui laisse à désirer, un parc vétuste et hautement polluant, des accidents à répétition, des pannes en série…
    L’audit concernera la période 2004-2015. Il prévoit l’évaluation du contrat de gestion déléguée du transport collectif par autobus sur le périmètre du Grand Casablanca (qui n’expire qu’en 2019). L’entreprise sélectionnée devra notamment effectuer des contrôles économique, financier, technique, juridique et de gouvernance. L’objectif est de proposer à terme un scénario approprié de développement du service de transport collectif par bus.
    Cette opération d’audit aura au moins le mérite de déterminer les responsabilités. D’autant plus que le délégataire et l’autorité délégante se sont rejetés la balle durant des années quant à l’état catastrophique de cette activité au bord de la faillite.
    Il s’agit aussi d’un préalable à la révision du contrat. La revue triennale, censée revoir les engagements des 2 parties et rectifier le tir en cas de besoin, ne s’est pas tenue depuis 2008. Résultat: un secteur qui non seulement navigue à vue, mais qui est même proche du naufrage.
    Pour rappel, une mission d’évaluation du ministère de l’Intérieur, réalisée en 2007, a tiré la sonnette d’alarme et révélé que M’dina bus est sujette à une situation financière critique, qui appelle une action d’urgence. En 2008, un plan de rééquilibrage économique et financier a été réalisé par le cabinet Valyans, mandaté par l’Intérieur. Ce plan a donné lieu à une augmentation tarifaire exceptionnelle (de 50 centimes), à compter du 1er janvier 2009 ainsi que la signature d’un protocole d’accord le 23 mars 2009 entre l’autorité délégante et le délégataire, en vertu duquel les deux parties s’engagent à mettre en œuvre les actions identifiées en vue de rééquilibrer le contrat.
    En avril 2010, une convention a été conclue entre la commune et le délégataire. En vertu de cette convention, la CUC a versé une subvention de 200 millions de DH au délégataire pour la mise en place d’un plan social et l’acquisition de nouveaux autobus, pour respectivement les sommes de 35 et 165 millions de DH. Cette convention a permis l’accès de la CDG à l’actionnariat de M’dina bus, la mise en place d’un nouveau pacte d’actionnaires et la séparation entre les fonctions d’administration et de gestion de la société.

    Déficit structurel

    Depuis le lancement du contrat de gestion déléguée en 2004, les données avancées par le délégataire, M’dina bus, ont toujours fait état d’un volume de passagers transportés (et donc de revenus) inférieur aux projections. Cette situation s’explique certes par la concurrence des grands taxis, mais aussi par d’autres facteurs comme la taille du réseau à servir qui ne cesse de croître. Autre contrainte souvent soulevée par le délégataire: la non-réalisation par la commune de couloirs dédiés aux bus, ce qui auraient pu améliorer sensiblement la qualité du service et la mobilité. Résultat: un déficit structurel qui se chiffre entre 100 et 120 millions de DH par an.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc