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    Comment Universiapolis fabrique de jeunes entrepreneurs

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
    Business-model canevas, bleu ocean canevas ou learn startup, les outils modernes pour la maîtrise des projets
    Le modèle «ingénieur entrepreneur», un choix d'avenir en matière de formation
    Développer l’esprit d'entreprise, améliorer les intentions de création, ça marche depuis 27 ans!
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    En 27 ans d’existence, l’Ecole polytechnique d’Agadir a constitué une banque de données de projets de création d’entreprise dans différents secteurs d’activité qui dépassent les 800 business plans couvrant différents secteurs économiques (Ph. S.S.)

    Les compétences entrepreneuriales peuvent-elles s’acquérir sur les bancs de l’école? L’Université internationale d’Agadir, via son Ecole polytechnique d’ingénieurs, en est convaincue. C’est pourquoi elle a adopté l’entrepreneuriat parmi ses fondamentaux pédagogiques. Pour cela, elle déploie un dispositif de sensibilisation, de formation et d’accompagnement de ses élèves ingénieurs pour développer leur esprit entrepreneurial et améliorer leur intention de création d’entreprise.
    «Il n’est pas question aujourd’hui de simplement inculquer un savoir, mais plutôt de développer chez l’étudiant  la dimension entrepreneuriale nécessaire pour son intégration dans le monde professionnel», explique Aziz Bouslikhane, président de Universiapolis. «Prise d’initiative, leadership, responsabilité, autonomie… sont les valeurs fondatrices que l’étudiant doit assimiler», a-t-il ajouté. En effet, plusieurs études ont démontré l’impact des compétences entrepreneuriales dans l’amélioration de l’employabilité des jeunes.
    Le modèle «ingénieur entrepreneur» est donc devenu un choix d’avenir en matière de formation. Et si l’introduction de l’entrepreneuriat au sein de l’université est devenue une orientation stratégique préconisée au niveau national par le ministère de l’Enseignement supérieur, l’Ecole polytechnique relevant d’Universiapolis d’Agadir a été précurseur au Maroc puisqu’elle a introduit l’entrepreneuriat comme activité pédagogique transversale obligatoire en Deug (bac+2) depuis sa création. Et cela fait 27 ans que cela marche. «Quand j’ai créé l’Isiam en 1989, j’ai introduit l’étude de faisabilité pour la création d’entreprise comme exigence pour l’obtention du diplôme de 1er cycle», continue Aziz Bouslikhane. «Ce projet intégrateur qui couvre toutes les compétences liées à la création et à la gestion d’une PME avait pour objectif d’abord d’ouvrir  au lauréat la perspective de l’auto-emploi, la possibilité de créer une entité, de tester ses capacités d’entrepreneur, d’oser», a-t-il ajouté.
    Au terme de leur 2e année, les étudiants doivent réaliser, par groupe, un projet de fin d’études sous forme d’une étude de faisabilité leur permettant de vivre l’expérience de la création d’entreprise. Il comprend une étude marketing, technique, administrative-juridique et financière, et s'étale sur une durée de six mois. Les étudiants mettent ainsi en œuvre une idée novatrice, la développent en bénéficiant de l'appui et des conseils du corps professoral et des professionnels dans chaque partie du projet. Puis ils soutiennent leur étude de faisabilité devant un jury. C’est ainsi que plus de 15 projets de création voient le jour annuellement. Par conséquent, en 27 ans d’existence, l’Université internationale d’Agadir a constitué une banque de données de projets de création d’entreprise dans différents secteurs d’activité qui dépassent les 800 business plans couvrant différents secteurs économiques.
    «Dans une optique citoyenne visant la promotion de la création d’entreprise et des emplois, cette banque est ouverte gracieusement au public et aux institutions», annonce Ilias Majdouline, directeur de l’Ecole polytechnique. Plus de 15% des projets menés par les étudiants voient ainsi le jour chaque année, ce qui permet l’insertion directe de ces derniers dans le marché du travail. Sans focalisation sur le traditionnel statut de «salarié».

    Ficra-Expo pour redimensionner les attentes

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    Le salon pour «favoriser l’initiative par la création d’activité» (Ficra Expo) est organisé par Universiapolis.  Ficra Expo est  ainsi l’occasion d’échanger avec un public varié composé des représentants de structures d’appui à l’entrepreneuriat, des banquiers, des experts-comptables… Les futurs jeunes entrepreneurs sont aussi évalués sur leur capacité technique et leur prise d’initiative. Leur rencontre avec les professionnels a aussi cela de bon, ces derniers redimensionnent autant leurs attentes que leurs besoins budgétaires en fonction de la réalité du marché. Il faut préciser que «Ficra Expo» rentre dans le cadre du programme Partners for a new beginning- North Africa for Economic opportunities (PNB-NAPEO). C’est un programme US-Maghreb dans le domaine de l’entrepreneuriat. Il est pour le moment expérimenté au Maroc et en Tunisie avec l’appui de partenaires américains dont Intel Corporation.

     

     

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