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Economie

Les atouts de l’économie verte

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4788 Le 06/06/2016 | Partager
Un levier pour lutter contre le chômage
90.000 nouveaux emplois prévus d’ici 2020
Nécessité de l’assimilation industrielle du virage écologique
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Le recyclage des déchets solides constitue l’un des créneaux identifiés par le CESE dans son rapport sur l’économie verte. Diverses initiatives ont été lancées, notamment la mise en place de centres de tri au sein des décharges

C’est connu, la migration vers l’économie verte est devenue une nécessité. Plus qu’un choix écologique, c’est aussi un moyen de développement des activités des entreprises et de création d’emplois. «L’économie verte offre une grande marge de création d’emplois. Et cette dynamique, qui n’est pas nouvelle, est déjà en cours», a souligné Sidi Mohamed Lamghari, directeur du Forum marocain des métiers verts, organisé hier à Rabat. Pour lui, «l’élan de développement durable présente d’immenses potentialités, à travers des emplois verts, qui donnent du sens à la dimension inclusive de cette démarche, offrant une réelle opportunité pour le Maroc de réduire le gap du chômage». Il a rappelé les conclusions du rapport du CESE sur l’économie verte, réalisé en 2012, qui estiment que «les investissements projetés dans les secteurs de l’énergie renouvelable, de l’efficacité énergétique, de l’assainissement liquide et de la gestion des déchets, devraient permettre la création de plus de 90.000 nouveaux emplois à l’horizon 2020». Ce potentiel est réalisable à travers le développement des 4 grandes filiales identifiées par le CESE, comme l’a indiqué Abdallah Mokssite, membre de ce Conseil et du GIEC. Il a insisté sur l’importance de miser sur l’éducation et l’innovation pour garantir l’efficience de cette orientation. L’expert dans les changements climatiques a mis l’accent sur la nécessité «d’assurer l’assimilation industrielle du passage à l’économie verte, afin d’éviter de se limiter à l’élaboration des études et le dépôt des brevets». Le privé est également appelé à s’impliquer davantage dans cette approche, vu que les ressources financières de l’Etat sont limitées, selon les intervenants. Mais «pour intéresser le privé, il faut que les projets soient rentables et que cette démarche soit basée sur une logique win-win». Pour Mokssite, «la régionalisation avancée offre également des opportunités à saisir pour donner un coup de fouet à l’économie verte». Surtout que le Maroc dispose d’un avantage par rapport aux pays développés. Pour ces derniers, «le passage à l’économie verte passe par la destruction du modèle économique précédent. D’où la nécessité d’un encadrement rigoureux de cette transition». Mais pour le Maroc, «nous n’avons pas besoin de rompre avec le modèle actuel, mais simplement emprunter cette nouvelle voie, en misant sur certaines filières comme les énergies renouvelables», a-t-il dit. Ce qui offre aux entreprises une grande marge de développement, en se greffant sur ce nouveau circuit. Par exemple, «en France, les PME et TPE qui se sont tournées vers l’économie verte ont pu générer un chiffre d’affaires de 80 milliards d’euros, tout en participant à la sauvegarde des ressources», a indiqué le membre du CESE.

 

 

 

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