×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Les agriculteurs reviennent à la charge

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4760 Le 27/04/2016 | Partager
    Cette fois, ils saisissent le chef du gouvernement
    Des requêtes sont aussi envoyées aux ministres de l’emploi et de l’agriculture
    agriculteurs_060.jpg

    Dépités, les agriculteurs le sont à l’extrême depuis que la Commission sociale tripartite a démarré ses travaux sans eux, le 14 du mois courant. Une situation qui a déclenché une tension grandissante d’autant plus que les ministres de l’emploi et de l’agriculture avaient accepté que la Fifel en fasse partie (Source: O.M)

    «Nous l’annonçons haut et fort, nous refusons d’avance toutes les décisions qui vont émaner de la Commission sociale tripartite, quelles qu’elles soient!», proclame Omar Mounir, vice-président et porte-parole de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (Fifel). Les professionnels s'insurgent du fait d'avoir été de facto écartés du dialogue social alors que ce secteur représente le premier employeur au niveau national. Ainsi, la relance, depuis le 14 avril dernier, des travaux de la commission tripartite (Gouvernement, centrales syndicales et employeurs), continue à faire des remous. Pourtant, comme nous l'expliquions dans notre édition n°4754 du 19 avril dernier, les ministres de l’emploi et de l’agriculture avaient adhéré à l’idée d’intégrer la Fifel. Après un premier communiqué publié le 18 avril pour protester, la profession revient encore une fois à la charge, tout en haussant le ton. Une lettre a été adressée ce lundi au chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, pour lui demander d’intervenir «afin de remettre les choses à leur place». Deux autres écrits ont été adressés aux ministres de l’emploi et de l’agriculture pour les inciter à respecter leur engagement envers la profession. En effet, juste après les élections professionnelles qui se sont déroulées l’année dernière, ils avaient promis à la Fifel de devenir membre de la Commission sociale. Ce qui n’a pas eu lieu, au grand étonnement des opérateurs. Il faut préciser que, c’est vrai, le secteur agricole passe par des difficultés dues notamment à la sécheresse, aux tensions sociales, aux problèmes avec l’Union européenne… Néanmoins, il est producteur de richesses. C’est aussi un stabilisateur et pourvoyeur d’emploi au Maroc avec des dizaines de milliers de postes créés. Côté production, la filière des fruits et légumes représente plus de 80% au niveau national et plus de 90% à l’exportation. Considérant qu’ils sont les plus habilités pour parler des hauts et des bas de ce secteur névralgique, les agriculteurs ne comptent pas en rester là.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc