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    Economie

    Siam: Une vitrine géante pour 63 pays

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4760 Le 27/04/2016 | Partager
    Le prince Moulay El Hassan a inauguré la 11e édition
    Hommage particulier aux Emirats arabes unis
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    Les Emirats arabes unis sont à l’honneur au Siam 2016. Ils mettent en avant leurs expériences en matière d’agriculture (Ph. YSA)

    Meknès a levé le voile, hier, sur le Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM). C’est SAR le prince héritier Moulay El Hassan qui a donné le coup d’envoi de cette 11e édition, qui se poursuivra jusqu’au 1er mai.
    Hier mardi 26 avril, l’accès au Siam était limité aux exposants, institutionnels et invités VIP. Le prince héritier a parcouru, durant plusieurs heures, les 9 pôles du salon, afin de s’enquérir des principales nouveautés agricoles, scientifiques et animalières. Son passage a été vivement apprécié par les participants, en tête les présidents des 12 régions du Royaume qui font, comme à l’accoutumée, office d’accueil du Salon. Ce n’est pas d’ailleurs fortuit qu’ils sont partenaires officiels de l’événement. Pour la petite histoire, chacune des régions mise 1,2 million de DH. Les conseils régionaux dépensent autant pour la construction des stands. «Des stands qui devraient être réutilisés dans des foires régionales et locales», propose Lahcen Rafie, membre du conseil régional de Fès-Meknès. Organisé sous le thème «Agriculture résiliente et durable», le Siam constitue aussi une plateforme pour présenter les nouveautés internationales. Y participent d’ailleurs quelque 1.200 exposants représentant 63 pays. A noter que les Emirats arabes unis (EAU) sont à l’honneur cette année. Le pays ami du Maroc occupe un pavillon au pôle international. Il met en avant ses variétés de dattes sur fond d’une animation folklorique typique. Au Siam 2016, les Emirats exposent aussi leur ambitieuse stratégie visant à maximiser la productivité en eau. En effet, depuis les années 2005, ce pays a su capitaliser, en matière d’agriculture, sur l’utilisation des ressources en eau alternatives telles que les eaux usées traitées et l’eau saline ainsi que sur les nouvelles technologies à l’instar de la culture hydroponique. La présence des EAU au Siam peut favoriser l’échange d’expérience, notamment grâce au Centre de recherche des terres arides à Al-Ayn, qui travaille sur des essais de cultures céréalières en zone désertique. Pour les initiateurs du Salon marocain, «partageant la même volonté de développement du secteur, le choix des Emirats arabes unis en tant que pays à l’honneur du Siam 2016, sonne comme une évidence autour de la thématique «l’agriculture durable et résiliente»». Une thématique qui répond aux préoccupations du secteur, qui se trouve de plus en plus exposé aux aléas des changements climatiques. Elle sera développée lors d’une trentaine de conférences programmées durant le Siam sur les sites de Jnane Ben Halima et Sahrij Souani. S’étendant en deux parties sur 17 ha et intégrant 9 sous-chapiteaux, la vitrine agricole géante du Maroc de cette année revêt une symbolique de premier ordre. Elle intervient entre deux événements planétaires d’une extrême importance pour l’environnement. La COP21, qui a eu lieu à Paris en décembre dernier, et la COP22 à Marrakech, qui se tiendra en novembre 2016.
    Pour Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, «la 11e édition du Siam intervient à quatre années de l’échéance du plan Maroc Vert. Ce dernier représente une forte stratégie de développement agricole visant, à l’horizon 2020, de faire de l’Agriculture nationale un véritable levier de croissance sociale et économique». Pour y arriver, il faudra se pencher sur les défis inhérents tels que la gestion des sols agricoles, la préservation et l’optimisation de l’utilisation de l’eau, des fertilisants et des produits phytosanitaires, et la réduction de l’empreinte environnementale du travail agricole. Ce sont là les questions que traiteront différents experts durant les cinq jours du Siam. Le confort et la sécurité des agriculteurs, la production d’une énergie renouvelable à partir de déchets agricoles, et la production de manière durable, figurent aussi parmi les axes prioritaires à développer. Selon Jaouad Chami, commissaire du Siam, «le Salon de Meknès offre d’exceptionnelles opportunités aux professionnels du secteur, pour un partage d’expériences multidimensionnelles ou encore la signature de plusieurs conventions structurantes». D’où l’engouement des participants (partenaires, sponsors et exposants) qui croient en l’événement et y reviennent chaque année.
    Signalons, à titre d’exemple, que les coopératives réalisent plus de 65% de leurs chiffres d’affaires annuels durant le Siam. Idem pour la vente du matériel agricole dont 40% du CA annuel est comptabilisé au Salon de Meknès. Enfin, outre la grande diversité des produits, une forte prise de conscience s’est opérée au niveau du design des packagings, contribuant également à la dynamique commerciale typique du salon.

    Echanges

    Partenaire de longue date, les EAU et le Maroc ont, durant cette dernière décennie, fidèlement œuvré ensemble à intensifier leurs rapports économiques. Les échanges extérieurs ont connu un réel bond, passant de quelque 300 millions de DH en 2000 à près de 4,1 milliards en 2014. En dehors des investissements étrangers, les Emirats arabes unis (EAU) constituent le 3e investisseur étranger au Maroc et le 1er parmi les pays arabes. De plus, les deux pays sont liés par le biais de plus d’une soixantaine d’accords de coopération portant sur différents secteurs, allant de l’industrie à l’agriculture, sans omettre le tourisme.

                                                                            

    Les coulisses du Siam

    ■ Des salles de conférences transformées en salon VIP
    «Nous avons changé le décor la veille, en transformant des salles de conférences en salon pour VIP», souligne un responsable du Siam. Et d’ajouter: «Il fallait déplacer toute l’organisation du Sahrij Souani à Jnane Benhalima, à la dernière minute».
     
     

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    ■ Un nouveau logo pour la région de Rabat
    Abdessamad El Kassal, président de la région de Rabat-Salé, est fier de présenter le nouveau logo de son conseil régional. «Nous avons choisi la tour Hassan, sur un fond rouge, pour montrer la dynamique de la région, le vert pour l’environnement et le gris pour les ressources humaines», déclare-t-il à L’Economiste.
     
    ■ Le maire de Meknès taclé par le gouverneur

    Abdallah Bouano, maire de Meknès, espérait tenir, lors du Siam, des rencontres avec les opérateurs nationaux et internationaux pour promouvoir sa ville. Son idée a été vivement appréciée par Abdeljabbar Achab, président de la CGEM, et d’autres opérateurs. «Finalement, le gouverneur de la ville a vu autrement», déplore Bouano. En fait, le responsable de l’autorité lui a refusé cette initiative. Ceci peut-être pour des raisons politiques.  
     
     

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    ■ Un tournesol géant pour charger les batteries
    Comme chaque année, IAM met en avant ses nouveautés. Au Siam 2016, l’opérateur historique expose un tournesol géant meublé de plaques solaires. « Ce tournesol permet de recharger les batteries des téléphones portables», explique Abdesslam Ahizoune, patron d’IAM. Le pavillon d’Itissalat est animé par une troupe folklorique constituée d’automates.

     

     

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