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    Spécial SIAM 2016

    182 abattoirs à moderniser

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4759 Le 26/04/2016 | Partager

    La situation actuelle des abattoirs des viandes rouges est caractérisée par la présence d’unités non agréées sur le plan sanitaire par l’Onssa conformément à la réglementation en vigueur. Ils sont au nombre de 182 abattoirs municipaux et 540 tueries rurales. Le volume des viandes préparées et contrôlées aux abattoirs est de l’ordre de 270.000 tonnes par an.
    Dans le but de mettre à niveau le secteur des viandes rouges, deux contrats-programmes ont été signés depuis 2009 entre le gouvernement et l’interprofession. Ces conventions ont pour objectif la mise à niveau de l’aval de la filière qui constitue un maillon important de la chaîne de valeur.
    Parmi les mesures prévues, figurent la promotion de l’initiative privée dans la création de nouveaux abattoirs et la mise à niveau du réseau existant pour en faire un véritable outil de développement de la filière viandes rouges sur le plan qualitatif et quantitatif.
    Les départements de l’Agriculture et de l’Intérieur ont d’ailleurs conçu et validé en décembre 2012 deux cahiers des charges et ont veillé à leur diffusion à toutes les wilayas. Ceux-ci concernant les conditions sanitaires et hygiéniques auxquelles doivent répondre les abattoirs et leur gestion déléguée.
    Suite à l’agrément de nouveaux abattoirs en 2015, de nouvelles mesures ont été appliquées à partir du 1er février 2016, à savoir la limitation de la circulation des viandes rouges à l’échelle nationale à celles préparées dans les abattoirs agréés ou ceux autorisés provisoirement par l’Onssa. S’ajoute l’obligation pour les lieux de restauration collective sociale (pénitenciers, cantines scolaires et universitaires, hôpitaux…) et hôtels et restaurants classés de s’approvisionner à partir des ateliers de découpe ou  d’abattoirs agréés ou autorisés. De ce fait, seules les viandes reconnues propres à la consommation humaine sont estampillées par les inspecteurs vétérinaires de l’Onssa et celles insalubres sont saisies et détruites. Un travail devra aussi être opéré dans l’objectif de procéder à la fermeture de tout abattoir ou tuerie non conforme aux exigences sanitaires se trouvant dans l’environnement des nouveaux abattoirs privés pour en encourager l’activité.
    De telles mesures vont contribuer à assurer le suivi de la traçabilité des viandes préparées dans les abattoirs agréés. Par ailleurs, et suite à la mise en place de l’identification des bovins, les viandes rouges préparées dans les abattoirs seront, dans un futur proche, tracées et le consommateur sera informé de l’origine de la viande.
     Cette mise à niveau avec toutes ses composantes constitue un préalable pour que le  pays puisse se préparer à exporter les viandes et produits à base de viandes vers ses partenaires commerciaux.

    Télécharger l'intégral du dossier spécial SIAM 2016 sous format Pdf

     

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